Saint Basile, Ej>. i3o
i. Ep.
SAINT BASILE
Dieu à témoin de son innocence. » Jésus aillent tacebat. C’est seulement quand il craignit que ce silence ne devînt une occasion de scandale qu'il se décida à le rompre par une lettre justificative envoyée à tous les moines de son diocèse1. Vinrent ensuite une lettre d’explications, touchante dans son humilité, écriteaux évêques d’un district du Pont*; d’autres aux habitants, au clergé et aux principaux de Néocésarée, qu’il avait vus avec tristesse depuis plusieurs années prêter l’oreille aux hérétiques et s’éloigner de lui, attaché à eux et à leur ville par tant de souvenirs d’enfance3. Il eut la consolation de ramener à sa communion les évêques du Pont, mais ne put, même en invoquant la mémoire vénérée de sa sainte aïeule Macrine, triompher des préventions de ses anciens concitoyens de Néocésarée. Les événements, cependant, se chargèrent de le justifier, car il vit son infidèle ami Eustalhe s’enfoncer de plus en plus dans l’erreur, faire chaque année un nouveau pas hors de la vérité catholique et finir, vers 3?5 ou 3 76, par rechercher ouvertement la communion des ariens*. La Providence réservait à la mémoire de Basile une revanche meilleure, en faisant, après la mort ou la déposition d’Eustalhe, en 38o, monter sur le siège de Sébaste Pierre, le plus jeune frère du saint évêque de Césarée.