‹ La religion et la libertéChapitre 10 sur 21 · Avant · texte numérisé non relu

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dans l'Église, tout est électif, tout est élu, depuis le souYerain pontife jusqu'au simple pr6tre, et l'élection est en raison de la capacité, de la science et de la vertu. Je tous défie detrouyer dans le monde Un gouTemement plus libéral sous ce rapport. L'élection renouvelle perpétuellement lahiérarchie, en sorte que l'hérédité, qui souvent conserve, propage et augmente les abus, est complètement exclue et laisse toutes les chances au mérite, personnel. Enfin, dans un État libre, tous ont un droit égal à la sollicitude du gouvernement, à la protection bienveillante de l'autorité* C'est ce qui s'est toujours fait dans l'Église d'une manière admirable. Sa tendresse est comme celle d'une mère, et, à l'exemple de Jésus-Christ, elle préfère les petits, les pauvres, les faibles^ tous ceux qui souffrent. Voilà ses enfants chéris, les objets de sa prédilection. Sinite parvulos ventre ad me. Laissez venir à moi les petits enfants ; car le royaume du Ciel est à ceux qui leur ressemblent. Beati pauperes^ heureux les pauvres ; car le royaume du Ciel est pour eux. Venez à moi, vous tous qui êtes chargés, et je vous soulagerai; vous tous qui souffrez, et je vous

consolerai. La sollicitude de rÉgliâe, qui s'étend jusqu'aux extrémités de la terre et embrasse tous les pays et tous les peuples, l'humanité entière, s'attache néanmoins à chaque fidèle, le dirige et le soutient daiis son déreloppemeht moral et pourvoit abondamment à tous les besoins de son âme par une direction particulière, au milieu de l'administration universelle du monde catholique.

Encore une fois i n'est-elle pas vraiment l'image de la Providence, la Providence ellemême sur la terre, qui soigne le brin d'herbe comme le chêne, le ciron comme le monstre des mers, et qui semble même se poser avec plus de complaisance dans les choses les plus petites, parce que la faiblesse de l'instrument y fait éclater davantage sa puissance et son amour! Ainsi de l'amour de l'Église pour les plus faibles, pour les plus petits de ses enfants. A coup sûr, ce n'est pas ainsi que se comportnt ordinairement les gouvernements du monde. Leur sympathie est plus pour les puissants et les riches, que pour les petits et les pauvres.

Il y a dans l'Église catholique deux histitutions remarquables et qui ont singulièrement

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contribué à l'établissement de la liberté politique. C'est d'abord l'institution des conciles, qui sont comme les états-généraux ou provinciaux de l'Église. Dans les conciles, et tous les trouvez dès l'origine, tout se décide au milieu de la discussion la plus libre et à la pluralité des Yoix. Les questions les plus graves sur le dogme, la morale, la discipline, y sont agitées, résolues, définies avec l'assistance de l'Esprit de Dieu, mais aussi avec la coopération intelligente et libre de l'esprit des hommes. Visvm est Spiritui sanctOy et nobis : il a semblé bon au Saint*Esprit et à nous, disent les apôtres au premier concile de Jérusalem.

Puis, ce qu'on n'a pas assez remarqué peutêtre, c'est que la tenue des conciles a donné au monde moderne l'idée et la pratique du système représenlatiff inconnu à la politique ancienne. Les Grecs et les Romains ne soupçonnaient pas qu'on pût exercer la liberté par représentation, et les admirateurs exclusifs des anciens parmi nous, l'auteur du Contrat social^ par exemple, repoussent hautement cette forme de gouvernement comme une illusion ou comme une imposture , sous le prétexte que la liberté est

personnelle et ne peut être représentée. Si ce philosophe dit vrai, il faut condamner à la servitude les grandes nations, dont tous les membres ne peuvent s'assembler à la fois sur une place publique. Les petites sociétés auront le privilège de la liberté, et c'est la conclusion du Contrat social ^ qui, pour le dire en passant, est aussi étroit dans ses vues gouvernementales que faux dans ses principes, et impertinent dans sa critique de tout ce qui ne lui ressemble pas. Grâce à Dieu le système de la représentation est fondé en nature et en raison. Le père, dans l'ordre naturel, est représenté par son fils, par ses enfants; et rationnellement, là où je ne puis apporter en personne ma pensée, ma volonté et ma voix, je puis par procuration les confier à un autre. Dans les affaires politiques comme dans les afiaires civiles et privées, je puis charger un autre de consentir à ma place, et alors, mon représentant c'est moi, et je vote librement par mon délégué.

L'exercice indirect, médiat, de la liberté, est donc légitime; les plus grands peuples peuvent en jouir, et nous sortons ainsi du cercle étroit du citoyen de Genève.

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Quoi qu'il en soit, on trouve dans FÉglise catholique, dès ses commencements, la pratique du système représentatif. Les conciles n'oat de valeur et de vertu que par la représentation de l'Église; de TËglise universelle, quand ils sont œcuméniques, d'un^ partie plus ou moins grande de l'Église, quand ils sont nationaux ou provinciaux. Dans tous les cas, la voix des évêques présents est celle de leurs églises; et la décision |d'un concile. général, qui peut n'èlre composé que d'un certain nombre d'évéques, est, en vertu de la représentation , la décision de rÉglise catholique tout entière. Cette explication de l'origine du gouvernement représentatif, dont l^Église aurait donné la première idée par ses conciles, me semble aussi plausible que l'opinion de Montesquieu, qui va la chercher • au fond des forêts de la Germanie, et celle de Rousseau, qui la fait sortir des em))4rras de la féodalité.

Une autre institution du catholicisme qui a été favorable à la liberté politique, et à la première vue on ne s*en douterait pas, c'est, Messieurs, le célibat ecclésiastique. Vous êtes surpris de cette assertion, et je le conçois. H y

a peu de points de la discipline catholique qui aient excité plug d'opposition, plus de colères et plus de calomnies. Les ennemis de TÉ^ise ont tant déclamé et déblatéré contre le célibat du prêtre, contre le monachisme et tout ce qui s'y rapporte, ils ont versé dans le monde, par leurs discours et par. leurs livres, tant de faussetés, d'outrages et d^absurdités sur ce sujet, qu'à la longue un préjugé s'est formé, qui s'est glissé jusque parmi les catholiques. Aussi je suis diarmé que cette remarque ait été faite de nos jours par un écrivain protestant et consignée dans un des meilleurs ouvrages dont le siècle s'honore, YHisU)ire de la cvoilisation en France depuis la chute de V Empire romain. Il y est dit en substance (car je ne puis en ce moment me rappeler les expressions, mais je crois être sûr du sens), que le célibat ecclésiastique, contre lequel on a tant crié, déclamé, est cependant une des garanties de la liberté moderne, en ce sens qu'en donnant au clergé les moyens efficaces de fonder une corporation vaste et puissante, ce qui était nécessaire à l'institution de FÉglise catholique , il Ta empêché de former une caste; car l'esprit. dé caste, qui s'établit et

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se propage par la filiation naturelle, par la perpétuité de la famille, est ce qa*il y a de plus contraire à la liberté politique, parce qa*il enchaîne les individus dans des cadres immuables, les absorbe dans un intérêt particulier contre l'intérêt général, et tend à fixer et à consolider des préjugés et des prétentions opposées à la chose publique, ou qui, du moins, s'en écartent par la succession des générations. Le clei^é catholique, au contraire, en se renouvelant toujours dans sa hiérarchie et dans sa milice, participe au mouvement du siècle, qu'il doit diriger dans les voies de Dieu. If se met en harmonie avec les Jiommes de son temps, en tout ce qui est nécessaire pour les mieux connaître et pour les instruire; et formant un corps, puissant, qui se conserve uniquement par le consentement intelligent et libre de ses membres, il à combattu le droit héréditaire par son institution même, et fait triompher le droit commun.

J'ai dit en commençant. Messieurs, que la discipline de TÉglise a aussi favorisé le développement de la liberté moderne. Je ne puis ajouter que- quelques mots, à cause du temps

gui nous presse. La discipline catholique est éminemment libérale, Messieurs, parce qu'elle est toute spirituelle, toute morale, et n'emploie que des moyens analogues à sa nature, et par conséquent les plus conformes à l'esprit dé la vraie liberté, qui agit sur les volontés par les lumières de l'esprit, par la pei'suasion du cœur, et jamais pair la violence extérieure ou par la contrainte.

, La discipline, en général, a deux choses à faire, diriger et redresser. L'Église dirige ses enfants par des règlements qu'elle impose sans coaction, et qu'elle Recommande à l'observation consciencieuse des fidèles. Chacun les suit, s'il le veut et comme il le veut, aux risques et périls de sa conscience. Elle n'y contraint personne par des moyens extérieurs, et si jamais on les employait en son nom, elle les désavouerait. Les violences du bras séculier ne sont pas du fait de l'Église, et si le glaive temporel est venu parfois s'associer au glaive de l'esprit, sous le prétexte de ramener plus efficacement les âmes et d'étendre plus énergiquement et plus rapidement le royaume de Dieu, l'Église, à qui la force brutale répugne et qui veut par-dessus tout

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gagner le^ âmes^ parce ({u'elle est là puiisanee spirituelle^ ne peut en être responsable^ même quand Timprudence de quelques-uns de ses ministres aurait amené cet excès.

La discipline redresse ce qui a déTié, par le jugement qui condamne et par le ^àtiibeilt qui punit. Or TËglise, conune sa nature le eomporte, a toujours été infiniment juste et douce dans ses jugements. Elle avertit d'aVànce et à plusieurs reprises par des monitions, elle ititferroge les préreniis et les écolltcj elle entend les témoins, elle fiait de longues enquêtes, ^t dans la discussion des réponses, des témoignages él des renseignements, bien loin de touldii* trott- Ter un coupable, comme il arrive quelquefois âu tribunal des bommes, elle cherche toiljôtii^ un innocent. Quant à ses châtiments, ils sbtlt tout mot^ut, tout Spirituels, ou qtiând les effets de la pénitence Vont jusqu'à là mortificatiott dtt colrpé, ils Sont toujours acceptés librébiettt et accomplis volbbtalrement par cent qtii eh ont besoin.

Enfin, le but du système pénal de l'Église en montre rexeellehce et la Vérité ; èUë ne fchèrcbé point dans le châtiiheiit uhé viildibté dti

une réparation par la douleur du coupable; elle punit toujours pour corriger^ pour amender, pour ramener au bien le malheureux qui s'en est écarté; elle ne veut pas que le pécheur périsse ou souffre, mais qu'il se convertisse et vire. Tel est Tesprit du système pénitentiaire que FÉglise catholique suit et pratique depuis dix*huit siècles^ et que nos pl'iilanthropes modernes se vantent d'avoir découvert hier.

Nous avons donc le droit d'affirmer, en terminant, que l'Église catholique, par sa constitution et par sa discipline, a contribué efficar cément au développement de la vraie liberté dans le monde. Par l'organisation de son gouvernement et par la manière dont elte l'exerce, elle a fourni aux États modernes le modèle et la règle de la véritable organisation de la liberté. Dès son origine, et dans tous les siècles, elle en a donné aux hommes les conditions essentielles et les garanties libérales , savoir : la souveraineté de la loî> l'égalité de tous devant la loi^ l'admissibilité de chacun aux emplois et aux dignités, l'appel des plus dignes aux fonctions du pouvoir par l'élection, ia protection

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de l'État distribuée également snr tous, et même sur les pauvres et les faibles de préférence. Puis, dans ses conciles, où elle a fait prévaloir la libre discussion, elle a enseigné aux peuplés la théorie et la pratique du système représentatif, condition sine qud non de la liberté chez les grandes nations. Par le célibat religieux, elle à détruit l'esprit de caste et fait triompher le droit commun sur le droit héréditaire; et enfin, par sa discipline pleine d'équité, d'intelligence et de douceur, elle conduit les hommes par la persuasion, et quand ils s'égarent, elle ne les cb&tie que pour les redresser, et les corrige pour les rendre meilleurs et plus heureux.

Messieurs, îe suis obligé de terminer aujourd'hui ces conférences; mais je. ne descendrai point de cette chaire, sans vous remercier cordialement de l'attention intelligente, bienveillante et vraiment sympathique que vous m'avez accordée. Nous avons agité devant vous de hautes questions, nous avons institué des discussions bien sérieuses, et, je dois le dire, vous avez été au niveau des unes et des autres. Unissons-nous donc en ce dernier moment dans une même pensée, dans une même prière.

et remercions ensemble le Dieu de bonté qui nous a si sensiblement secourus dans une entreprise qui n'était pas sans péril.

Rendons grâces au Père des lumières^ à Celui duquel descend tout don parfait; reportons vers lui avec gratitude le peu de bien qui peut avoir été produit ; et après lui, Messieurs, remercions son représentant dans cette église, le prélat qui préside au gouvernement de ce beau diocèse, notre digne archevêque, qui nous a si généreusement ouvert la carrière, nous a frayé le chemin par ses paroles, par son exemple, nous y a soutenus jusqu'au bout par ses conseils , ses encouragements, sa bonté ; et maintenant que nous voici parvenus au terme, sans danger, je le crois, avec quelques fruits , je l'espère , demamdons-lui, en confirmation de ce qui a été fait, sa bénédiction paternelle.

^sg^

SEPTIÈME CONFÉBENGE*.

Ck)inment TÉglise catholique permet de défendre la liberté.

Nous âvojis tâché de prouver dans les conférences précédentes, que l'Église patholique, dépositaire et ministre de la parole de Jésus- Christ, eu enseignant au monde cette divine parole, lui s^ fait connaître la vraie liberté, conséquence de la doctrine ^vang^lique ; que rinstitution de l'Église, puissance spirituelle, toute morale, posée divinement ep fyce di3S puissances de la terre pour leur apprendre les phoses du cipl, les éclairer et les modérer dans

1. Cette conférence, qui n'a pu être prononcée à Notre- Dame, a été écrite wprèÈ la rérolution du 24 fériier 1848.

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Texercice de leur force, a été Fiasdtutîon même de la liberté de Tesprit en face de rinertie et de la nécessité de la matière, de Fesprit, dont le caractère, la gloire est de se mouvoir, d'agir par lui-même au moyen de Tintelligence et du libre arbitre : que l'esprit de TÉglise, esprit de lumière, de douceur et de charité, qui exclut la coaction violente et n'emploie que des n^oyens moraux, propres à agir sur la raison par la vérité, sur la volonté par l'amour, est l'esprit même de la liberté, qui ne cède qu'à la conviction, à la persuasion ; que le dogme •catholique, qui a posé si nettement la personnalité et la liberté souveraine de Dieu, la personnalité intelligente et libre de l'homme, fait à l'image de son créateur, la*fraternité de tous les hommes parce qu'ils sont tous enfants de Dieii, l'égalité de tous en raison de leur fraternité, a jeté dans le monde les principes de la liberté sociale, que la morale chrétienne a développés en apprenant aux hommes à aimer Dieu par-dessus tout, et son prochain comme soi-même, plus que soi-même, c'est-à-dire en leur enseignant le respect de la loi et le désintéressement, conditions essentielles de la liberté

politique : enfin» que la constitution même de l'Ëglise catholique, où l'universel s'harmonise admirablement avec le particulier, a donné à la société moderne l'idée et l'exemple de la meilleure forme de gouvernement, du gouvernement tempéré, qui accorde les exigences de la chose publique avec les droits de l'intérêt privé. Il est donc démontré, au moins pour nous, que la doctrine catholique, et l'Église qui l'enseigne, ont puissamment contribué à l'éta* blissement de la liberté moderne. Mais si l'Église a eu tant d'influence pour fonder et développer la liberté politique, elle ne doit pas être moins utile pour la défendre et la conserver : c'est ce qui nous reste à exposer dans cette dernière conlérence.

C'est encore un préjugé généralement répandu, et les ennemis de l'Évangile et surtout de l'Égtise catholique cherchent à l'entretenir, que le chrétien, comme homme ou comme citoyen, ne sait pas défendre ses droits ; que sa foi, et l'esprit d'humilité et de charité qu'elle lui inspire, lui ôtent le courage et la volonté de résister à l'injustice, et qu'il aime mieux la subir avec patience pour en avoir le mérite devant

Dieu, que de la repousser avec énergie, selon son droit, et de combattre avec persévérance. C'est pourquoi on le déclare incapable ou indigne de la liberté politique.

On confond ici deux choses très-différentes, le précepte et le conseil, la justice et la perfection, le naturel et le surnaturel. Que celui qui aspire à la perfection chrétienne renonce à son droit et se laisse violenter par l'iniquité pour se détacher mieux des choses terrestres, il en est le maître, comme le riche est le maître de distribuer ses biens aux pauvres, comme le puissant du siècle d'abandonner les honneurs du mionde, afin de suivre Jésus-Christ de plus près et de monter avec lui au Calvaire. Il en est le maître, mais personne ne peut l'y obliger, et s'il veut tenir à son droit et le défendre, personne, non plus ne peut l'en empêcher; et l'Église, qui lui eonséillera peut-être le plus parfait, le renoncement, l'abnégation de soimême, ne le bl&mera point, assurément, de défendre ce qui lui appartient et de repousser vigoureusement et par tous les moyens légitimes les attaques contre son droit.

Or, dans la vie sociale, dans l'ordre poUtique,

il ne s'agit point de la perfection chrétienne ni de l'ordre surnaturel, mais de la stricte justice. Tout s'y fait et s'y traite selon le droit de la nature, avec ses conditions et dans ses limites, c'est-à-dire conformément à l'équité naturelle, toujours reconnue et sanctionnée par la parole évangélique. L'Église enseigne théologiquement que rien ne peut prescrire contre le droit naturel, qui doit en tout état de choses avoir son cours, et trouver son accomplissement. C'est ce qui ressort de la réponse de Jésus-Christ au jeune homme riche qui l'interroge sur le moyen , d'acquérir la vie éternelle. As-tu accompli toute la loi? — Oui. — Eh bien I si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et suis-moi * .

Il est donc prescrit aux chrétiens de commencer par observer la loi dans toute sa teneur; car celui qui la viole en un point la viole tout entière; et par conséquent, de la faire observer, autant qu'il dépend de lui, dans toutes les circonstances où il est placé, dans tous les rapports qu'il soutient, dans sa vie de famille

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