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pi'opre et de bonne qualité, chacun doit en sa maison laver soigneusement soit de l'étoffe de chanvre, soit des touffes de chanvre que l'on aplatit à coup de marteau, que l'on trempe dans l'eau, que l'on mêle à la pâte de riz et dont on fait comme des morceaux de papier que l'on pend à l'air, à la porte.
Les prescriptions transmises traditionnellement depuis l'origine des Mandchous portent que l'on doit faire exposer les offrandes (aux esprits) dans la grande salle du midi '. Dans ce sacrifice on peut porter au dehors de la viande offerte en récitant les invocations. La viande offerte le matin, à l'exception de la peau et des os, ne doit point être portée hors de la maison. Lorsqu'ils mangent cette viande, les inférieurs, fussentils môme envoyés par le prince, ne peuvent passer le seuil de la porte, s'ils en ont encore un morceau mâché dans la bouche ; ils ne peuvent sortir de la salle des sacrifices qu'après avoir avalé entièrement leur part 2. Dans beaucoup de maisons on ne laisse point sortir la viande offerte, dans beaucoup on la porte au dehors. Beaucoup de gens de race mandchoue n'emploient pas le porc dans les cérémonies funèbres, bien qu'ils le fassent dans les sacrifices. C'est pourquoi Shi-tzou, l'illustre empereur, a j)orté un décret statuant que dans les sacrifices, sur les tombes ou collines funéraires, (choisissant) entre un bœuf, un mouton et un porc, on offrirait à la place d'un porc un bœuf, ou deux moutons. En règle générale, dans les lieux oii ils entretiennent des bestiaux, les Mandchous n'introduisent pas de porcs dans le parc (enceinte) du temple.
Mais si un porc échappé y pénètre, alors ils l'immolent et le sacrifient. Silçiimbi signifie tuer; pour éviter ce mot, le porc mort se dit « abattu ». Le porc et tout autre objet que l'on sacrifie, s'appellent s'usa. Brûler des papiers-monnaie suspendus au sacrifice se dit tehlebumbi.
Rôtir la tête et les pieds d'un porc et arracher les soies sans écorcher se dit was'an.
' I-a salle principale de la maison,
- Ce sérail profaner un objel consacré que de le manger en dehoi's du lieu du culle.
Quand on a préparé les offrandes et fait le vin chez soi, on ne peut aller dans un lieu de deuil. Si l'on a dû s'y rendre par force majeure, comme les yeux en sont en quelque sorte souillés, on ne peut rentrer dans la maison où le sacrifice était préparé; le mois doit s'être écoulé avant cela. Encore doit-on changer de bonnet et de vêtement, se laver et attendre encore trois jours.
Les Mandchous qui ont un deuil chez eux, invitent les esprits et les portent ainsi en un autre endroit non souillé. Si ce n'est qu'un deuil de famille (pour un parent qui habitait au dehors), ils déposent leurs habits de deuil en dehors de la grande porte de leur maison et rentrent ainsi dans l'enceinte. Si c'est un deuil d'une autre maison et de petites gens, on se lave les yeux et le visage, on brûle des herbes, on saute audessus du feu, puis on rentre (chez soi) '.
Sur l'autel du génie protecteur on met un tapis rouge ou un drap rouge, ou un papier de môme couleur.
On ne porte point de fouet dans l'enceinte du temple; on n'y dépose point visible, ni soie ni argent, on n'y répand pas inutilement des larmes, on n'y introduit personne qui n'ait point le bonnet de cérémonie 2. On n'y châtie, on n'y frappe personne ; on n'y rappelle rien qui puisse attrister, abattre l'esprit, on n'y prononce aucune parole méchante, défendue; on n'y parle que de choses bonnes et heureuses.
Sheng-tzou '^ le bienveillant empereur avait porté un édit enseignant que les pratiques des vieilles gens étaient une coutume respectable qui pouvait servir d'enseignement. Aussi tout ce que contient son livre d'enseignement domestique est conforme aux doctrines des anciens, à leurs défenses et prescriptions, aux coutumes consignées dans les anciens livres. Ainsi en toute prohibition ou prescription, là où il existe
' Après avoir été chez le inorl, ou après avoir appris la iiouvotlo (lu décès.
2 On w peut y eniror en déshabillé, en négligé. 5 Voir page 71, noie 2.
encore quelque ancien, ses enfants statuent en son nom'' . Si ces enfants sont eux-mêmes âgés, ils ordonnent et défendent pour leurs propres descendants. Ainsi le respect, l'amour mutuel se maintiennent. Sachant cela, conformez-y tous votre conduite. Ainsi décrété.