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quoi, cliacun à son tour et successivemtsut, ils sacritîeut et offrent au jour fixé.
Les princes qui n'ont point un palais à eux, mais sont établis soit à Nan-kiun-tien, soit à Hien-an-kong ', soit ailleurs, doivent sacrifier chaque mois au lieu de leur résidence.
Les Wang, les Beile et les Beise^, ainsi que les Kongs, doivent chaque année, au printemps et à l'automne, élever un mai au Tangze et y sacrifier une fois, chacun à son lour. En outre, ils doivent faire chaque mois chez eux les sacrifices et offrandes prescrites {wecere, metere) après s'y être suflisamment •préparés.
Les Kong, les Heou et Pe -^ les magistrats, les fonctionnaires, les employés inférieurs, jusqu'aux mandchous sans fonction, sacrifient chaque année à la maison, soit aux quatre saisons, soit aux deux principales (printemps et automne), soit tout au moins une fois. Au printemps et à l'automne principalement, le lendemain ou le surlendemain du jour où le mai a été dressé et le sacrifice offert au Gouroung, tous les princes et grands inférieure aux Tchin-wangs -^ et supérieurs aux Kongs, doivent, suivant l'ordre, inviter respectueusement les esprits du Kuniiing-kong à venir chez eux; cela doit se faire le matin et le soir. Le jour du sacrifice où l'on élève le mai, ils vont d'abord au Tangze, le matin, inviter les esprits et sacrifier, puis ils les ramènent chez eux ^ et, lu, leur font de grandes oblations. Ainsi chacun invite et honore ses génies particuliers. A la fin du mois, le chef oblateur et tous les ministres et servants les invitent et les font revenir de la maison où ils ont reçu les offrandes à leur Gouroung. Dans l'entretemps, pour le sacrifice journalier du Kun-ning-kong, on fait les offrandes sur le
■• Hésiclences désignées ()l)ig;iioir< meiU.
- Voie plus haut, pagf 6V.
^ Titres féodaux que l'on coni|i!ue à duc, nianiuis tH haion (ï).
* Proches parents, frères de renipereur, décorés de <ie tiue (|ni Mgiiilie prince-|)arenl.
5 Par suite de riuvilaiioii, de la prière, les esprits sont censés i^e iraus- •)or(er où on les appelle.
reposoir du tabernacle d'or de Foucihi, près du rideau i, et le soii' près du rideau suspendu et du reposoir.
La septième année Kang-hi, Sheng-tzou '^, le bienveillant empereur, publia un décret portant défense aux Wangs d'inviter chez eux les esprits.
La première année Yong-tching, Shi-tzong 3, l'empereur modèle des princes, portant un nouvel édit à cet effet, sacrifia au palais des deux Tchin-wang, Tob et Urgun i, après avoir fait invitei' les esprits, et chez chacun d'eux, une fois.
Dans quelques familles mandchoues, les sacrifices sont offerts par les femmes samanes. Chez d'autres, les Samans du sexe masculin sont seuls admis à le faire. En toute maison au-dessous du palais impérial, chez les membres de la famille Gioro sans fonction, chez tous les Gioro » et les mandchous alliés à cette famille, les Samanes sont autorisées à le faire. Chez les anciens rois et dans les premières familles des Wang, les Samans seuls étaient constitués prêtres. La coutume est mainlenant au palais de choisir et nommer des prétresses parmi les épouses des fonctionnaires de la famille Gioro et de leur faire offrir les sacrifices.
Les princes impériaux habitant le Gouroung, lorsqu'ils font faire les cérémonies dansleKun-ning-kong en faveur des autres princes impériaux habitant au Nan-kiun-tien, Hien-nankong, etc., choisissent, pour présider aux cérémonies du culte autres que les sacri fices offerts par les Samans de la maison impériale, les épouses des officiers des trois bannières supérieures, du corps d'armée qui garde le palais, de la famille Gioro, et même de magistrats d'autres familles et de mandchous sans fonction. Les princes impériaux qui ont une maison, les Wang, Beile, Heise et Kong, en prennent également parmi les femmes des
' Ke riilenu à friinge, étendu sur un suspensoir. Voir plus haui. paj^e 33. - Nom posthume du grand empt-reur (jue nous connaissons >oiis le nom (le K:ini^-hi et qui régna de 1662 à 17:25.
•^ Fils de Kang-hi, régna de 1723 à 1736.
' Frères de Shi-lsoDg ('Vong-lchingi.
^ Vo:r la page suivante.
officiers de leur bannière respective, de la garde du palais, de la famille Gioro, voire même de simples particuliers de race mandchoue. Si, parmi les gens de leurs ressorts, il n'y a pas de Samans, ils peuvent prendre les Samanes parmi les femmes des officiers et des mandchous fonctionnaires du palais, ou faire chercher ailleurs des Samans étrangers à leurs maisons.
Chez les Kong, Heou, Pe et fonctionnaires inférieurs, jusqu'aux simples particuliers de race mandchoue, les Samanes élevées à cette dignité dans leur propre famille ne doivent sacrifier que dans leur maison et pour elle.
Si l'on ne peut trouver de vrais Samans, alors chacun peut sacrifier chez soi, comme ceux-ci. Le maître de maison prépare les offrandes, brûle les parfums, élève le vin, immole la victime, présente le vin et la viande et fait tout, lui-même, avec les cérémonies prescrites.
Là où il y a des maisons de Samans, on fait venir ceux-ci pour offrir le sacrifice. Ailleurs on fait comme il vient d'être dit.
En toute maison inférieure au palais impérial, chez les membres de la famille souveraine, chez les Gioro "i et les Mandchous apparentés aux Gioro, on sacrifie un porc.
Au palais, matin et soir, on sacrifie deux porcs au grand sacrifice. Au sacrifice secondaire {metere) on n'en immole qu'un. Chez les Wang et jusque chez les Kong inférieurs, quand on fait les grandes cérémonies en élevant un mai, matin et soir, on offre deux porcs. En outre, chez les membres sans fonction de la famille impériale et chez les Gioro même, au jour fixé par la coutume, après les préparations requises, on sacrifie un seul porc aussi bien le soir que le matin. Au sacrifie wecen, ce n'est aussi qu'un porc.
Au printemps et à l'automne quand, au palais, on a dressé le mai et fait les sacrifices et qu'après cela on sacrifie deux jours de suite, pour le bien-être des chevaux, on immole chaque fois deux porcs.
' On dislingue les descendatns des empereurs mandchous des membres collatéraux de la famille.
Les Wang et les Kong, au jour unique où ils sacrifient pour la même fin, offrent chacun un porc.
Si c'est pour obtenir la prospérité, on offre deux carpes. Les autres familles mandchoues, pour la même cérémonie, ne font que le petit sacrifice (ineteré). Dans les divers sacrifices où l'on emploie soit un seul porc, soit un seul mouton, soit à la fois un porc ou un mouton, soit plusieurs de ces animaux, ou bien un verrat, une oie, un poisson, les cérémonies ne sont pas les mêmes. Mais la libation de vin dans l'oreille de la victime, la cuisson des viandes, les offrandes et consécrations, se font en général d'une façon identique.
Au palais, les empereurs présentent, avec les invocations prescrites, le gibier le premier pris, les oies et poissons tout nouvellement attrapés '.
Plusieurs Wang des familles mandchoues offrent, de la même manière, une oie, un coq, un poisson, des grains ou fruits nouvellement cueillis, etc.
En dehors des sacrifices et offrandes générales, des offrandes de troncs et branches de saule 2, des prières pour obtenir la prospérité et des offrandes pour les chevaux, les Mandchous ont encore des sacrifices particuliers pour le cas où leurs enfants ont une éruption de petite vérole, et, pour l'éviter, ils offrent un porc ou des gâteaux. L'offrande de gâteaux est appelée Vojfrande jaune. Le soir, lorsqu'il fait obscur, on met un jeune verrat en dehors de la portière du côté du soleil couchant. Cela, dit-on, fait passer les calamités et les maladies. Au temps de la croissance du blé, si les vents ou la sécheresse l'arrêtent, on se rend dans les champs et l'on attache aux branches d'un arbre de longs papiers taillés en forme de petits drapeaux, on fait des boules de riz cuit et on va les offrir dans la campagne. Cette ct'rémonie s'appelle « sacrifier pour les champs » iusin ivecembi).
A l'automne, quand les céréales sont récoltées, on fait des
' Les prémices.
^ Peul-rire aussi des faisceaux de papier.
gâteaux que l'on va ofirir sur un sapin. Cela s'appelle « offrir les fruits nouveaux » ifalan softibi).
Lorsque, pendant la nuit, on sacrifie aux sept étoiles de la grande Ourse, cela s'appelle jwJt^???.^. De plus, quand les Mandchous ont séjourné quelque temps à la campagne et veulent off'rir un sacrifice, ils le font dans leurs habitations et pour cela ils prennent des vêtements tout neufs et les suspendent par des cordons, comme des rideaux i, puis, selon les cérémonies ordinaires, ils offrent du vin, des gâteaux et sacrifient un porc.
C'est ainsi que Sheng-tzou '^, le magnanime empereur ayant séjourné à Zhé-Ho 3, y fit suspendre un rideau, disposer un ordo, un reposoir (pour les esprits) et y sacrifia.
Notre saint empereur '!■, imitant la conduite de ses ancêtres, la huitième année T'ien-tzong », fit aussi suspendre le rideau, faire un tabernacle et un piédestal, et offrit les sacrifices à Moukden c.
Le sacrifice metere se fait dans tous les pays mandchous; il consiste à choisir un bois propre et régulier, pour en faire un mai, à y superposer un hiyase'^ ou attacher un faisceau d'herbes, à offrir un porc et répandre des grains.
Les Wang, Belle, Beise et Kong, les Gioro, les fonctionnaires mandchous et les Mandchous sans fonction, même lorsqu'ils ont quelque fête 8 à célébrer à la maison, offrent de l'argent, des objets précieux. Lorsqu'ils ont quelque motif de réciter des prières, ils en font autant et demandent ainsi la prospérité.
' Comme les rideaux du sacrilice. Voir ci- dessus, pai^v ôô.
- L'empereur connu sous le nom de K'ani.;'-hi, qui régna de IGtiâ à 1743. Sheng-lzou est son nom posthume.
5 Ville de la Mandchourie.
' Il s'agit deTai-tzong, le second des (in|ieicurs mandclious ([ui réi,'iièrent sur la seule Mandchourie, avant la conquêle de la Lhine.
^ Année 1633 En 1656 Tai-tzong changea son litre d'année et pi-il celui de Tzong-leh, « qui honore la vertu ». T'ii-n-lzony veut dire « favorisé du ciel ».
^ Capitale de la Mandchourie.
' Vase profond et percé d'un trim pour y passer la pointe du mai.
** II s'agit surloul de mariage.
Eu cas de mariage, chez les Mandchous ibiiclionnaires ou non, la maison du futur envoie des présents en argent; on commence par les offrir aux esprits et les leur consacrer. Beaucoup, en ce cas, ne se servent pas de table-buffet, mais offrent l'encens et les gâteaux sur le petit autel ou piédestal l des esprits.
Au palais, au printemps et en automne lorsque l'on dresse le mai et célèbre le grand sacrifice, on fait de grands gâteaux {tome efen) que l'on cuit dans l'huile, forme en losange {mudan) et offre de la sorte. Le premier mois de l'année on offre les gâteaux caise, cuits de la même manière; le cinquième mois ce sont des gâteaux à feuilles de nunggele; le sixième mois, des gâteaux à feuilles de sésame; le septième mois, des gâteaux miyeku, aux grains cuits de riz et de millet nouveaux; le huitième mois, des giyose à la pâte de millet nouveau, battue au pilon et cuite dans l'huile; les autres mois on offre des gâteaux leslien. Pour tous, excepté pour les miyeku et les mudan, on emploie du millet (voir p. 43).
C'est ainsi que se font les sacrilîces chez les Wang ainsi que dans les autres maisons mandchoues. Ainsi l'on olîre les gâteaux sesi, le millet avec le riz [Ma) cuit; le froment nouvellement récolté avec le riz bouilli (buda hueufî). Dans beaucoup de maisons on nettoie soigneusement la farine de sarrazin, on la broie et amollit avec un rouleau, on la cuit et foi'me en crêpe et l'on en fait respirer l'odeur au génie protecteur. Quant aux Mandchous placés en garnison dans les provinces du midi, comme ils n'y trouvent point de millet, ils emploient à sa place du yeyehandu i^. Ceux qui sont établis à la capitale, manquant de l'assistance des janlçturi 3, emploient, pour faire le vin, pour cuire les feshen et faire les gâteaux plats, au lieu de millet, le liandu donné en solde et surabondant, et l'on distille du vin en libation.
' i)\\ verra plus loin l'emploi de ces dilTérenls nieul)lep. - Kspèce de inillel.
^ ('.hefs de petites localités ch;irgés de fournir la matière des offrandes el sacrifices. Ces magistrats inleriears n'ont point de place à la capitale.
A la cour, au printemps et en automne, aux grands sacrifices où l'on dresse un mai, on pose des cruches quarante jours auparavant, on cuit du millet, on extrait le ferment, et l'on fait du vin (gocima) i. Aux sacrifices mensuels on prend du riz cuit encore chaud, on distille le ferment et prépare du vin doux, puis trois jours après on fait le sacrifice. Cela se fait aussi chez les Wang. Chez les particuliers mandchous on distille en liqueur, soit du millet, soit du yeye. Dans quelques familles on fait et présente de l'eau-dc-vie extraite du je [je-bele), du millet ou du fruit de l'épine. Mais en aucun genre de sacrifice, on n'emploie ni vin, ni gâteaux achetés. Le tout est fait ou distillé à la maison '2.
A la cour on doit avoir un lahoratoirc des offrandes; tout s'y prépare pour les sacrifices mensuels; vin, millet broyé et distillé en ferment, blé moulu, riz cuit, fèves bouillies, légumes cuits, gâteaux pétris, mudan, cuisson dans l'huile, extrait d'huile de sésame, tout s'y fait. Tous les instruments, meule, pierre à broyer, moulin, écueiies, marmites, vases, cruches, vans, cuves, poêles, corbeilles, cribles, vases, entonnoirs, supports, tamis, tout doit y être tenu en double. On ne doit point employ(;r ces instruments de sacrifice dans un autre endroit (qu'au lieu du culte). Chez les Wang et les anciens nobles tout doit être aussi en double. Dans les autres demeures ordinaires, oi^i il n'y a que des Mandchous peu fortunés, le jour avant le sacrifice on réunit les offrandes, on nettoie parfaitement les marmites et vases deja maison et l'on s'en sert pour le sacrifice. Les vieilles gens du voisinage ou de la parenté viennent y chercher les objets d'offrande et les vases.
Chacun prépare riz et légumes et les envoie à ceux qui ont obtenu d'eux les objets à offrir. Le jour des cérémonies, ils invitent ceux qui leur ont fait ces présents et leur font manger la viande offerte en sacrifice.
En outre, là ou l'on n'a point, pour le sacrifice, de papier
' Lin.. : tiré dehors, exlniil.
^ 1*0111' asptiror l:> l)onnp (inalilô, l:i propreté, elc.