CHAPITRE V. — Cérémonies nu sacrifice pour les chevaux
Premier jour.
Le premier jour où l'on Ksacrifie aux génies, au temple "i, pour les chevaux de selle et les autres chevaux, on commence par attacher les cordons au rideau et on le suspend au support jaune en l'attachant, par les deux bords, aux anneaux de fer attachés au nord et au sud, à la colonne du mur de gauche (ouest). On plie en quatre deux feuilles de papier propre et l'on en fait quatre monnaies que l'on pend aux deux bords du rideau. On expose ensuite l'ordo de Foucihi avec son piédestal, du côté sud du rideau, le devant tourné vers l'est. On ouvre la porte de l'ordo ; on met sur le grand nagan deux longues tables basses, vernies rouge, et sur les tables trois cassolettes à parfum, trois verres de vin doux, avec neuf plats de gâteaux tome et mudan; sous le grand Kuhen, un vase haut de vin doux et devant ce vase, on étend un tapis rouge. Sur ce tapis on pose la longue table basse servant à la bénédiction du vin, et, sur la table, deux vases de porcelaine jaune, l'un vide, l'autre contenant du vin doux. Les taigiyas apportent deux grandes tables vernies rouge, qu'ils mettent à la place du mucen 2 du milieu dans la direction de l'ouest.
Le moment venu, le chef encenseur allume l'encens, etc. (comme aux sacrifices précédents).
Les assistantes aux encensements enlèvent alors les deux verres de vin offerts à Foucihi et à Pousa, retirent quelque peu
' Wecere boo.
^ Voir page 8S, note 3, ,
en arrière l'ordo, et le ferment après en avoir pris les deux cassolettes, pour les mettre dans la petite chapelle placée contre le mur de l'ouest, sous l'auvent du temple.
Après avoir retiré quelque peu le rideau vers le sud, elles portent et présentent k l'intérieur de cette chapelle les cassolettes et les vases à vin offerts à l'esprit de l'ancêtre, puis couvrent le vase d'un voile bien propre. Les musiciens viennent se mettre à leur place habituelle. Les femmes replient le tapis en trois et vont le mettre sous le Kuhen. Le chef encenseur donne le verre à plateau au Saman, et les taigiyas des libations introduisent un porc, qu'ils placent devant le Kuhen, la tête tournée à l'ouest. Un Mandchou agenouillé assujettit le porc, la musique reprend avec les battements de main; le Saman s'agenouille sur le tapis plié en triple, soulève le vase de vin en priant, tandis que les servants prient en chœur.
Le Saman prie et conjure, verse le contenu des deux verres de vin dans un seul vase et en répand dans l'oreille du porc, etc. (comme au grand sacrifice).
Le chef encenseur allume l'encens et place sur la grande table basse septante doubles rubans ^ de soie. Les assistantes aux encensements étendent un tapis rouge. Un chef encenseur apporte un verre plein de vin doux; un autre, un verre vide; ils s'avancent ensemble, puis s'arrêtent. Le premier présente le verre plein au Saman qui fait quelques pas en avant, fléchit le genou, et prie trois fois sur le vin. Pendant ce temps on transvase le vin, on joue des instruments de musique, des castagnettes, on bat des mains, on murmure les prières en chœur, trois fois, comme précédemment.
Après la troisième bénédiction du vin, le Saman rend le verre au chef encenseur, puis se prosterne, se relève et joint les mains; le tout deux fois. Après cela, il prend les rubans, prie en soufflant sur la cassolette à encens, et les donne au chef assistant des libations [amsun). Celui-ci les passe aux gardes des haras qui les partagent entre les diverses écuries.
* Sorihn.
Puis on pose en ordre, sur un plat, la viande donnée en offrande, on fait entrer les gardes, les préposés de's haras, les chefs des équipages et les conducteurs, et on la leur fait manger.
Cela fait, les taigiyas des libations emportent les os et' la peau, donnent la peau et la graisse aux préposés des haras; quant aux os, au foie, aux pattes et aux papiers suspendus, le janggin des oblations les porte en un lieu pur, les brûle et les jette dans le fleuve. On enlève le rideau, on apporte deux cassolettes d'encens, ainsi que celle posée en offrande devant l'esprit de l'ancêtre, et on les met sur le buffet verni, orné de fleurs de diverses couleurs, sur le bord regardant l'est.
Quand on sacrifie aux esprits [weceku], le soir, on dispose le rideau bleu à bord rouge sur le suspensoir et on arrange le bâton aux sonnettes comme il est dit page 90, 1. 5 ss. On pose un piédestal verni de couleur bleue avec bord, près du rideau du côté de l'est. Sur le nagan du nord, on met deux grandes tables basses, vernies rouge, et, par-dessus, en oblation, cinq cassolettes à encens, cinq verres de vin doux et neuf plats de gâteaux tome; en outre, devant le Kuhen, un vase haut plein de vin doux. Les taigiyas des libations apportent la table comme au sacrifice du matin.
Le moment venu, comme aux autres sacrifices, on amène et place la victime. Le chef encenseur allume l'encens, les assistantes apportent le siège du Saman devant l'autel et les deux tambours, le Saman met les deux ceintures et prend en main le tambourin, etc. (Voir p. 91, 1. 5 ss. à 91, 1. 28, et 92, 1. 4 à 94, 1. 10). Entre lignes 15 et 16, page 93, ajoutez seulement : on place sur la grande table basse trente des rubans doubles de soie. A page 93, fin, ajoutez :
' Le Saman prie en soufllant sur l'encens, puis donne les rubans de soie aux chefs des haras qui les partagent entre les diverses écuries. La viande du sacrifice, la peau, la graisse et les pains sont donnés à manger aux gens du haras. Puis on enlève le rideau et, le soir, l'on pose en offrande cinq cassolettes d'encens, sur le buffet, au bord qui regarde le sud.