Ifétaphÿsigue, livre XII, chap. vu
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342 nUATRIÈME PARTIE. >
plus en plus l’immobilité, et Ton pourrait presque dire l’indillerence de Dieu. Ce n’est que par une équivoque véritable qu’Aristote peut parler de la Providence, après avoir démontré que Dieu ne s’occupe pas du monde. Jamblique et Malebranche lui-même, qui voulaient arrivera établir entre Dieu et l’homme la même communication de demandes et de bienfaits qu’entre, un üls et un père, sont obligés de dire que la grâce est préparée pour tous par une volonté générale, et s’épanche en vertu de cette volonté générale, et sans aucune volonté particulière de Dieu. Que disons-nous autre chose ?'Et que gagne Malebranche à son hypothèse, sinon de pouvoir parler comme le vulgaire, tout en pensant comme un philosophe? Non, quelque effort que l’on tente, il est impossible d’arracher Dieu à son immutabilité, à son éternité. Notre prière ne nous fait d’autre bien que de nous rapprocher de Dieu par la méditation et par l’amour. L’excellente prière n’est autre chose que l’amour de Dieu. Aimer Dieu, aimer le bien, le vouloir, voilà prier. Oh ! qu’il y a peu de gens qui prient, dit Fénelon ; car où sont ceux qui désirent les véritables biens ^ I
Concluons que la prière, et en général le culte, est i’abordet avant tout un devoir; et qu’en améliorant notre âme, en l’occupant de Dieu, en l’élevant verslui, en présentant sous une vive et saisissante image les devoirs que nous avons à remplir, elle nous rend le travail aimable, la résignation et l’espérance faciles.
La prière, ainsi entendue et expliquée, n’a rien de commun avec la superstition. Elle est mâle et forti-