‹ La religion poèmeChapitre 1 sur 69 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

Il était membre de l’académie des Inscriptions, et on le vit toujours bon citoyen , bon époux , père tendre , reconnaissant envers ses bienfaiteurs. Quoique distrait , on üe lui reprocha jamais rien contre l’aflabilité’ et la politesse. Il était s.Urtout modeste, aussi se fit-il peindre tenant les œuvres de'’'son père à la main et le rcgard'fixé sur ce vers de Phèdre :

Et moi , fils inconnu d’un si glorieux père....

Pénéltc de la vérité d’une Religion qu’il avait si bien chantée , on le vit constamment remplir les devoirs d’up, chrétien ; et la douceur de son caractère’fait présumer qu’il n’est pas l’auteur de toutes les notes que l’on a mises à son Poème, et dont nous avons cru devoir, en plusieurs endroits , tempérer Pamertume.

Les philoso|>hes ont plaisanté Racine de ce qu’il avait appliqué à .lésus-Christ des vers de Tibulle; mais il croyait pouvoir sanctifier des vers profanes, en les adaptant à des sentimens * sacrés dont son cœur était pénétré. C’est ainsi que l’on fait servir à chanter les louanges du Seigneur une musique composée pour un sujet

bien dUTérent, D’ailleurs Racine avait fait

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