ESTHER, ÉLISE, LE" CHŒUR
Une des Israélites chante derrière le ihéâtra*
Ma sœur , quelle voix nous appelle?
' Une autre,
J’en redonnais les agréables sons*
C’est la reine. • '
50 ESTHER
>' Tousr deiicé%
. ' Courons , mes sœurs , obéissons,
ta reiiié nous a|^elle. •
Allons , rangtîons-nous auprès d’elle,*
Tout le choeur, {.entrant sur la scène par plusieurs , endroits d^èrens.)
La reine nous appelle ;
, Allons , rangeons-nous auprès d’elle. ,
ÉLISE
Ciel ! queb nombreux essaim d’innocentes beautés S’offre à mes yeux en foule et soHf de tous côtés !
Quelle aimable pudeur 'sur leur visage est peinte! Prospérez, éber espoir d’une nation sainte.
Poissent jusques ap ciel vos soupirs innocens « ■ Monter comme l’odeur d’un agréable encens I Que Dieui' jétte sur vous des regards pacifiques ! '
' ESTHER. i
Mes filles , chantez-nous quelqu’un de ces cantiques ,
Où vos voix si- souvent;, se mêlant à mes pleurs , •
De la trist^Siou célèbrent les imdheurs.*
Une Israélite chante seule.
Déplorable Sion , qu'as-tu fait de fa gloire? •
Tout l’univers admirait tà splendeur.
Tu n’es plus que poussière ; et de cette grandeur Il ne nous reste plus que la triste mémoire.
Sion , jusqueS ^u ciel élevée autrefois ,
Jusqu’aux enfers maintenant abaîssce ,
Puisse'- je (demeurer sans voix,
TRAGÉDIE. - ui
Si dans mes chants ta ..douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n’occupe ma pensée I
, Tout le Chœur.
0 rives du Jourdain ! 6 champs aime's des> Gieux !
I Sacrés "njonts , fertiles vallées , • Par cent miracles signalées ! *
Du doux pays de nos aïeux ■ ' i ■ Serons-nous toujours exilées !
Une Israélite seule. «
^ Quand verrai-je , ô SiUi !, relever tes yemparls ,
Et de tes tours les magniât|ues 'faites !
Quand verèai-je die toutes par^
Les peuples en chantant accourir à tçs fêtes ! , ^
' Tout ie Chœur.
O rives du Jourdain l 6 champs aimés des Gxcux!
Sacrés monts , fertiles vallées i • ,
Par cent miracles signalées J ' ' .
Du doux pays de nos aïeux ,
Serons-nous tou] ours* exilées ! ;