‹ La religion poèmeChapitre 18 sur 69 · ESTHER, ÉLISE, LE" CHŒUR · texte numérisé non relu

ESTHER, ÉLISE, LE" CHŒUR

Une des Israélites chante derrière le ihéâtra*

Ma sœur , quelle voix nous appelle?

' Une autre,

J’en redonnais les agréables sons*

C’est la reine. • '

50 ESTHER

>' Tousr deiicé%

. ' Courons , mes sœurs , obéissons,

ta reiiié nous a|^elle. •

Allons , rangtîons-nous auprès d’elle,*

Tout le choeur, {.entrant sur la scène par plusieurs , endroits d^èrens.)

La reine nous appelle ;

, Allons , rangeons-nous auprès d’elle. ,

ÉLISE

Ciel ! queb nombreux essaim d’innocentes beautés S’offre à mes yeux en foule et soHf de tous côtés !

Quelle aimable pudeur 'sur leur visage est peinte! Prospérez, éber espoir d’une nation sainte.

Poissent jusques ap ciel vos soupirs innocens « ■ Monter comme l’odeur d’un agréable encens I Que Dieui' jétte sur vous des regards pacifiques ! '

' ESTHER. i

Mes filles , chantez-nous quelqu’un de ces cantiques ,

Où vos voix si- souvent;, se mêlant à mes pleurs , •

De la trist^Siou célèbrent les imdheurs.*

Une Israélite chante seule.

Déplorable Sion , qu'as-tu fait de fa gloire? •

Tout l’univers admirait tà splendeur.

Tu n’es plus que poussière ; et de cette grandeur Il ne nous reste plus que la triste mémoire.

Sion , jusqueS ^u ciel élevée autrefois ,

Jusqu’aux enfers maintenant abaîssce ,

Puisse'- je (demeurer sans voix,

TRAGÉDIE. - ui

Si dans mes chants ta ..douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n’occupe ma pensée I

, Tout le Chœur.

0 rives du Jourdain ! 6 champs aime's des> Gieux !

I Sacrés "njonts , fertiles vallées , • Par cent miracles signalées ! *

Du doux pays de nos aïeux ■ ' i ■ Serons-nous toujours exilées !

Une Israélite seule. «

^ Quand verrai-je , ô SiUi !, relever tes yemparls ,

Et de tes tours les magniât|ues 'faites !

Quand verèai-je die toutes par^

Les peuples en chantant accourir à tçs fêtes ! , ^

' Tout ie Chœur.

O rives du Jourdain l 6 champs aimés des Gxcux!

Sacrés monts , fertiles vallées i • ,

Par cent miracles signalées J ' ' .

Du doux pays de nos aïeux ,

Serons-nous tou] ours* exilées ! ;

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