‹ La religion poèmeChapitre 21 sur 69 · ESTIMER · texte numérisé non relu

ESTIMER

‘ ■ Tout' le Chœur.

, * *0 mort/elles'alariÂés J •

' ‘ ' fJa même Israélite. if

l'aibles agneaux', livres, à des loups funeu’x ,

îios soupirs sont lïos seules armes. ’

• . ^Toiit le Chœur'. ~W,

• O mortelles alarmes ! '< '

' Une' des Israélites.^

Arrachons , décjiirdns tous ces vains omem^ns V Qùi parent notre tête.- ’> -

'*.Une auti'». \

Révéttons-nous' d’habillemens * Conformes à l’horrible fête ‘ *

' '* Qiw I twp pife nçrig apprête.

V ' Tout le Chœur. - , ^ i

Arrachons , déchirons tous ccs vains ornemcîis ^

> Qui parent notre' tête.' « *' ^

Une desTsraélites.' .

*. Quel 'carnage, de toutes' parts 1 On.^gorge à la fois les enifans , les vieillards , **• '

* ' * Et la soeuV cfl le frère , — '

y ' . Et la fille et la mère , ^

Le fils dans les bras de son père.

. Que de corps entassés ! que ^e' membres épars . Privés de sépulture!^

. Graüd Dieu ! tes Saints sont la pâture

, Des tigres et des léopards. ’

at)

tragédie.

XJ ne des, plus jeun^ ïsraélites.

Hëla$ ! si jeune engoce , .

Par quel crime ai-rje j)u me'riter mon malheui'V* •

Ma vip à peine a cofnmencé d’éclôre !

Je tomberai comme une^fleur*

ui n a vu qu*une aurore.

Helas I si jeune%ncore , '

Par quel crime ai- je pu méritpr ïhon malheur? • '*

' Une attire. .

Des offenses d’autrui malheureàses victimes !

Que noos servent, hélas f ces regrets,superflus?

Nos pères ont péché , -nos pères ne sont piqs {

^ Et' nous portc^nsda peine de leurs crimes!

^ ' Tout le Çhoeur. • ' • '

Le Dieo que nous servons est le Dieu des combats. ‘ J^oh , ndü Vil nc^soufTWra pas '

: Qu’on égorge ainsi l’innocenqe.

Une Israélite.

I Hé quoi ! dirait l’impiété ,

Où donc e'st-il çe Çieu si redouté , Dont Israël nous vantait la puissance ? .

Une autre.

Ce Dieu Jaloux -, ce Dieu victoTÎeuxy Frémissez , peuples de la ierre ,

Ce Dieu jaloux , ce Dieu victorieux P

Est le seul qui commande aux cieux.

* . Ni les éclairs , ni le toniïcrre N’obçissént point à vos dieux.

ESTHER

> ^ ’ Une autre.' \i

Il renverse, l’ audacieux.

. U np autre. ’ . .

* \ fi , ^ ,

11 prend J’humW sous sa défense. ,

Tout h Choeur. . i <

Lc^ Dieu que nous servons est le Dieu des combals.

^îon ,* jton , il ne souffrira pas • ' • • ■

Qu’on égorgé ainsi l’iimocen'ce. V

■ . . Deux Ismélites.

O Dieu, que la gloire couronne!

Dieu que la luUiière environne I

Qui voles^ sur l’aile des vents’ ,

Et dont.le trône est porté par les Anges I

Deux auti'es des plus jeunes .

Dfe ùi «!|U1 V e ux bleu qui! J » «tl naples enfans

'Avec eux chantent tes louanges.!

' . ^ Toiu le Chœur. * ‘ *

Tu vois nos pressans dangers*

' ‘ Donne à ton nom la victoire,

Ne- souffre point* que ta gloire Passe à des dieux étrangers.

Une Ts'haélite seule.

, Arme-toi, viens nous défendre.* ■ Descends tel qu’àutréfois la mer te vit descendre.

.J Que lès méchans apprennent aujourd’hui A craindre tà tolère.'

Qu’ils soient comme la pomlfe et la paille le'gèrc Que Te vent chasse devant

» !Tom'ï le Choeur.

Tu vois nos pressans daiigers.

' Donne à ton nom la victoire.

Ne souffre point’ que ta gloirô Passe à des dieux étrangers.

Fin du premier acte. •

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