ESTHER
AMAN
Oui , ce Dieu , je ravoue , est un Dieu redoutable. Mais veut-il que l’on garde une haine implacable ? C’en est fait. Mon orgueil ejBtforcë de plier ; L’inexorable Aman est réduit à« prier (i).
Par le salut des Juifs , paç ces pieds que j’embrasse , Par ce sage vieillard , Phonneür de votre race, Daignez d’un roi terrible apaiser le courroux. Saurez Aman qui tremble à vos sacrés genoux .
(i) Il se jette à ses pieds. • ‘
■> • ■ ' SCÈNE -VI.'
ASSUÉRDS , ESTHER AMAN , ÉLISE, GARDES ,, LE CHJœjUR.
ASSUÊRUS.
Quoi î le traître sur vous porte ses mains hardies ! Ah ! dans scs yeux cônfus je lis ses perfidies ;
Et Son trouble , appuyant la foi de vos discours , De tous ses attentats me rappelle le cours.
Qu’à l’inSlanîS^'ce monstre^fâme soit arrachée, Et que devant sa porte au fieu de Mardochée , Apaisant par sa mort et la terre et les Gicux,
De mes peuples vengés il repaisse les yeux.
Aman est emmené par les gardes.
■ \ c-c ^ a/rav/
TRAGÉDIE