‹ La religion poèmeChapitre 34 sur 69 · ESTHER , AMAN ‘ LE CHŒUR · texte numérisé non relu

ESTHER , AMAN ‘ LE CHŒUR

AMATf , à Esther. . ; • r

D’un juste ^tonnemeu|;Je demeure Rappë.

Les ennemis des Juifs m’ont trahi , m’ont trompé.

J en atteste du Ciel la puissance suprême f '

En les perdant j’ai cru vous assurer vous-mêmie.

Princesse , en leur faveur employez moi^ crédit.

' Le roi , vous le voyez , flotte encore interdit.

Je sais par quels ressorts on le pousse , on Parrête ,

Et fais comme il me plaît le calme et la tempête. ^

Les inlérêts'des 'Jnif déjà me sont Sacrés. î

Parlez. Vos ennemis aussitôt massacrés,

Victimes de la foi que m^a bouché vous jure ,

De ma fatale erreur réparerpntJ’injure. >

Quel sang demande;^vous?

ESTHER

• . ' Va, traître, laisse-moi.

Les Juifs n’attendent rien d’un méchant tel que toi. Misérable le Dieu vengeur de l’innocence Tout prêt à te juger tient déjà sa balance.

Bientôt son juste arrêt te sera prononcé.

Tremble. Son jour approche et ton règne est passé.

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