ESTHER , AMAN ‘ LE CHŒUR
AMATf , à Esther. . ; • r
D’un juste ^tonnemeu|;Je demeure Rappë.
Les ennemis des Juifs m’ont trahi , m’ont trompé.
J en atteste du Ciel la puissance suprême f '
En les perdant j’ai cru vous assurer vous-mêmie.
Princesse , en leur faveur employez moi^ crédit.
' Le roi , vous le voyez , flotte encore interdit.
Je sais par quels ressorts on le pousse , on Parrête ,
Et fais comme il me plaît le calme et la tempête. ^
Les inlérêts'des 'Jnif déjà me sont Sacrés. î
Parlez. Vos ennemis aussitôt massacrés,
Victimes de la foi que m^a bouché vous jure ,
De ma fatale erreur réparerpntJ’injure. >
Quel sang demande;^vous?
ESTHER
• . ' Va, traître, laisse-moi.
Les Juifs n’attendent rien d’un méchant tel que toi. Misérable le Dieu vengeur de l’innocence Tout prêt à te juger tient déjà sa balance.
Bientôt son juste arrêt te sera prononcé.
Tremble. Son jour approche et ton règne est passé.