‹ La religion poèmeChapitre 44 sur 69 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE CHŒUR

Tout le Chœur chante.

Tout l’univers est plein de sa magnificence; Qu’on l’adore ce Dieu , qu’on l’invoqiyï à jamais. Son empire a des temps précédé la naissance.

'Chantons ; publions ses bienfaits.

. Une voix seule.

En .vain l’injuste violence Au peuple qui le loue imposerait silence ,

Son nom ne périra jamais. *

Le jour annonce au jour sa gloire et sa puissance. Tout l’univers c&t plein de sa magnificence.

Chantons , publions ses bienfaits.

. Tout le Chœur répète.

Tout l’uHivcrs est plein de sa magnificmcc.

Çhautous , publions ses bienfaits.

TRAGÉDIE

.^fUne voix seule.

Il donne aux fleurs leur aimable peinture.

Il fait fiaître et mûrir les fruits. ' n leur dispense avec mesur^

Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits ! Le champ qui les reçut les rend avec usure.

, Une autre.

11 commande' au soleil d’animer la nature,

Et la lumière est un don de ses mains.

Mais sa loi sainte , sa loi- pure ’

Est le plus riche don qu*il ait fait aux humains.

Une autre.

O mont de Sinm ! conserve la mémoire De ce jour à jamais auguste et renommé ,

Quand sur ton sommet enflamme Dans un nuage épais le Seigneur enfermé ,

Fit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire.

Dis-nous pourquoi ces feux et ces éclairs Ces torrens de fumée et ce bruit dans les airs , Ces trompettes et ce tonnerre ? >

Venait-il renverser l’ordre des élémens?

Sur ses antiques fondemens Venait-il ébranler la terre?

' Une autre.

Il venait révéler aux enfans des Hébreux’

De ses préceptes saints la lumière immortelle.

U venait à ce peuple heureux '

Ordonner de l’aimer d’une amour étemelle. '' -

jo4 * ATHAIIE,

Tout le Choeur.

O divine , 6 charmante loi ! «

O juâtice , ô bonté suprême !

Que de raisons , quelle douceur extrême.

D’engager à ce Dieu son amour et sa foi 1

Une uoùç seule.

D’un joug cruel il sauva ùos aïeux ,

Les nourrit an désert d’un pain délicieux.

II nous donne ses lois , il se donne lui-même.

Pour tant de biens il commande qu’on l’aime. •

. -Le Choeur.

O justice , 6 bonté suprême !

La même voix.

Des mers pour eux il.entr’ouvrit les eaux;

D’un aride rocher fît sortir des ruisseaux.

11 nous donne ses lois, il se donne lui-même.

Pour tant de biens il commande qu’on l’àime.

' ' . Le Chœur.

O divine , 6 charmante loi !*

Que de raisons , quelle douceur extrême , D’engager à ce Dieu son amour et sa foi !

Une autre voix seule.

- a» ip

' Vous qui ne connaissez qu’une crainte servUe ,

In grals, un Dieu si bon ne peut-il vous charmer

•tl

TRAGÉDIE. io5

Est-il donc à vos coeurs , est-il si diflicile Et si pe'nible de l’aimer?

L’esclave craint le tyran qùi l’outrage.

Mais des enFans l’amour est le partage.

Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfblls ^

Et ne l’aimer jamais ! >

Tout U Choeur.

O divine , 8 charmànte loi , etc,. ••

Fin du premier acte.

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