‹ La religion poèmeChapitre 45 sur 69 · ZACHARIE, JOSABETH, SALOMÎTH,- • LE CHŒUR · texte numérisé non relu

ZACHARIE, JOSABETH, SALOMÎTH,- • LE CHŒUR

JOSABETH

Mais que vois-je ,*mon fil^ , quel sajjet vous ramèae?

/ Où courez-vous ainsi tout pâle et hors d’haléine? .

ZACHARIE»'

O ma*in€re !* *

JOSABETH. A

Hé bien , quoi ?

^ * . • $ • * ZACHARIE

Comment ?

-•'f Le temple est profané. .

JOSABETH

ZACHARIE

Et du Seigneur-l’autel abaudonué, . . . . * *

JOSABETH

Je tremble. Hâtez- vous d’éclaircir votre mère,

ZAÇQjlBIE,

Déjà , selcùi la loi , le Grand-Prêtre mon père > Après avoir au Dieu qui nourrit les humains

. TRAGÉDIE. ' io7

De la Kioisson nouvelle offert les 'premiers pains ,

Lui présentait encore , entre ses mains sanglantes , Des victimes de paix le^ entrailles fumantes.

'Debout à ses côtés le jenne Eliacin >

Comme moi le servait en long habit de lin ,

Et cependant dû ‘sang de la chair immolée *

Les Prêtres ^arrosaient l’autel et l’assembl^.

Un bràit confus s’élève et du peuple surpris Détourne tout à coup les yeux et le^ esprits.

. Une femmei... Peut-on la nommer éans blasphème ? Une femme.... C‘était AthaKe elle -même.

Ciel !

* JOSABETH

ZACBAIUB.

Dans un des parvis aux'h'ornmes réservé ^ ' Cette femme superbe entre le front levé ,

Et se préparait même à passer les limites De l’enceinte sacrée ouverte.aux Beitfis' Lé v ikes,

• Le peuple s’épôuvante et fuit de toutes. parts'.

Mon père.... Ah ! quel coùrroîix animait ses regards ! Moïse à Pharaon parut moins formidable :

Reine , sors , a-t^il dit , de ce lieu redoutable ^ D’où te baimîf Ion sèxe et ton impiété.

Viens-tu du Diçu vivant braver la nmjesté? ^

I La reine alors , sur lui jetant un''œil farouche,

Pour blasphémer sans ‘doute ouvrait déjà la bouche. J’ignore si de Dieu PAnge se dévoilant ,

Est venu lui montrer un glaive étincelant;

Mais sa* langue en sa bouche à l’instant s’est glacée Et toute son audace a paru terrassée. >

io8 . ATHALIE,

Scs yeux comme effrayé^ n’osaient se détournerk Surtout EUacin paraissait l’étonner. ^

, / * josaueth. • ^ '

Quoi donc ! Eliacin a paru devant elle !

, Zacharie'.

Nous regardions tous dèux cette reine cruelle ,

Et d*une égale horreur nos cœm*s étaient frappés. Mais les Prêtres bientôt nous* ont enveloppés.

On nous a fait sortir. J’ignore tout le reste ,

Et venais vous' conter çe désordre funeste.

* ' * ÏOSABETH. ,

Ah ! de nos bras sans doute elle vient l’arracher ;

Et c’est lui qu’à i’aîitel sa -fureur vient chercher. Peut-être en C|e moment l’objet de tant de larmes... Souviens-iôi de David , Dieu qui vois mes alarmes.

^ SALOMITH. *

Quel est-ü , cet olijet des pleurs que vous versez? \ n .ZACHARIE.^

Les jours d’Eliacin seraient-ils menaoés?

* SALOMITH.

Aurait-il de la reine attiré la colère?

ZACHARIE

Que craint-on d’un enfant sans support et sans père ?

roSABEtH.

Ah ! la voici. Sortons. D la faut éviter.

TRA€Ét>ÎE.

If

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