ZACHARIE, JOSABETH, SALOMÎTH,- • LE CHŒUR
JOSABETH
Mais que vois-je ,*mon fil^ , quel sajjet vous ramèae?
/ Où courez-vous ainsi tout pâle et hors d’haléine? .
ZACHARIE»'
O ma*in€re !* *
JOSABETH. A
Hé bien , quoi ?
^ * . • $ • * ZACHARIE
Comment ?
-•'f Le temple est profané. .
JOSABETH
ZACHARIE
Et du Seigneur-l’autel abaudonué, . . . . * *
JOSABETH
Je tremble. Hâtez- vous d’éclaircir votre mère,
ZAÇQjlBIE,
Déjà , selcùi la loi , le Grand-Prêtre mon père > Après avoir au Dieu qui nourrit les humains
. TRAGÉDIE. ' io7
De la Kioisson nouvelle offert les 'premiers pains ,
Lui présentait encore , entre ses mains sanglantes , Des victimes de paix le^ entrailles fumantes.
'Debout à ses côtés le jenne Eliacin >
Comme moi le servait en long habit de lin ,
Et cependant dû ‘sang de la chair immolée *
Les Prêtres ^arrosaient l’autel et l’assembl^.
Un bràit confus s’élève et du peuple surpris Détourne tout à coup les yeux et le^ esprits.
. Une femmei... Peut-on la nommer éans blasphème ? Une femme.... C‘était AthaKe elle -même.
Ciel !
* JOSABETH
ZACBAIUB.
Dans un des parvis aux'h'ornmes réservé ^ ' Cette femme superbe entre le front levé ,
Et se préparait même à passer les limites De l’enceinte sacrée ouverte.aux Beitfis' Lé v ikes,
• Le peuple s’épôuvante et fuit de toutes. parts'.
Mon père.... Ah ! quel coùrroîix animait ses regards ! Moïse à Pharaon parut moins formidable :
Reine , sors , a-t^il dit , de ce lieu redoutable ^ D’où te baimîf Ion sèxe et ton impiété.
Viens-tu du Diçu vivant braver la nmjesté? ^
I La reine alors , sur lui jetant un''œil farouche,
Pour blasphémer sans ‘doute ouvrait déjà la bouche. J’ignore si de Dieu PAnge se dévoilant ,
Est venu lui montrer un glaive étincelant;
Mais sa* langue en sa bouche à l’instant s’est glacée Et toute son audace a paru terrassée. >
io8 . ATHALIE,
Scs yeux comme effrayé^ n’osaient se détournerk Surtout EUacin paraissait l’étonner. ^
, / * josaueth. • ^ '
Quoi donc ! Eliacin a paru devant elle !
, Zacharie'.
Nous regardions tous dèux cette reine cruelle ,
Et d*une égale horreur nos cœm*s étaient frappés. Mais les Prêtres bientôt nous* ont enveloppés.
On nous a fait sortir. J’ignore tout le reste ,
Et venais vous' conter çe désordre funeste.
* ' * ÏOSABETH. ,
Ah ! de nos bras sans doute elle vient l’arracher ;
Et c’est lui qu’à i’aîitel sa -fureur vient chercher. Peut-être en C|e moment l’objet de tant de larmes... Souviens-iôi de David , Dieu qui vois mes alarmes.
^ SALOMITH. *
Quel est-ü , cet olijet des pleurs que vous versez? \ n .ZACHARIE.^
Les jours d’Eliacin seraient-ils menaoés?
* SALOMITH.
Aurait-il de la reine attiré la colère?
ZACHARIE
Que craint-on d’un enfant sans support et sans père ?
roSABEtH.
Ah ! la voici. Sortons. D la faut éviter.
TRA€Ét>ÎE.
If