‹ La religion poèmeChapitre 68 sur 69 · ISMAEL, JÔAS, JOAD, ATHALIE · texte numérisé non relu

ISMAEL, JÔAS, JOAD, ATHALIE

Et tous les acteurs de la scène prècédenté. ‘

ISMAEL à Joad. ' -

Seigneur le temple est libre et n’a plus d’ennemis. I» L’étranger est en fuite et le Juif est soumis.

^mme le vent dans l’air dissipe la fumée, * ]ü:.a voix du Tout-Puissant a chassé cette armée. Nos Lévites , du haut de nos sacrés parvis , D’Ochozias au peuple ont annoncé le fils ;

Ont conté son enfance au glaive* dérobée ,

Et la fille d’Achab dans le piège tombée.

Pî^tout en meme temps la flximpette a soimé.

3^t ses sons et leurs cris dans son camp étonné Ont répandu le trouble et la terreur subite - Djont Géde'on frappa le fier Madianite.

Les Tyriens ,* jetant armes et boucliers ,

Ont par divers chemins disparu les premiers’; Quelques Juifs éperdus ont aussi pris la fuite.

Mais , de Dieu sur Joas admirant là conduite ,

Le reste à haute voix s’est pour lui déclaré. ^

Enfin d’un même esprittout. le. peuple inspiré, Femmes , vieillards, enfans , s’embrassant avec Joie, Bénissent le Seigneur et celui qu’il envoie. ,

Tous chantent de David le fils ressuscité.* *

Baal est en horreur dans la sainte cité. . ^ .

178 ATHALIE,'

Df son temple profane on a brîs^ les portes.*' ** Matban est égorgé. , * .

•ATHALIE

pieu des Juifs , tu l’emportes !

Oui , o’eet Joas , je cherche en yaiq à me tromper.

Je reconnais l’cQdroit ^on je le fis frapper, v Je vois d’Ochozias et le port et le geste.

Tout me retrace enfin nn safig que je déteste.

David, Dav.id triomphe. Âchab seul est détruit. Impitoyable Dieu , toi seul, as tput conduit. ..

C’est toi qui ,, mç flattant d’une vengeance çisée ,

M’as vingt fois en ün jour à jmo;i-méme opposée : Tantôt pour un enfant excitant mes remords ,

Tantôt m’éblouissant de tes riches trésors ,

Que j’ai craint de livrer aux flammes , au pillage. Qu’il . règne donc ce .fils , ton soin et ton ouvrage ; , Et que , pour ûgnaler son empire nouveau ,

On lui fasse en mon sein enfoncer le couteau.

Voici ce qu’en mourant lui souhaite sa mère.

Que dis-je souhaiter? je me flatte, j’espère Qu’indocile à ton joug , fatigué de ta loi ,

Fidèle au sang d’ Achab qu’il a reçu de jnoi.

Conforme à son aïeul , à son père semblable ,

On verra de David l’héritier détestable Abolir tes honneurs , profaner ton^ autel.

Et venger, Athalie , Achab et Jézabel.

( Athalie sort , les Léoites la sidvent. )

, JOAD

Qu’à l’instant hors du temple elle soit emmenée ,

Et qu( la sainteté n’en.soit point profanée*

.. 1 tragédie;/! ./. .

AÜcz, sacrés vengeurs de vos princes meurtris, De leur sang par sa mort faire cesser les cris. .Si quelque audacieux embrasse sa querelle ,

■ l^’à la fureur du" glaive* on de livre avéc elle.

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