‹ La religion poèmeChapitre 67 sur 69 · ABIMER · texte numérisé non relu

ABIMER

Ciel !

^ ’ * ATHALIE à Joad.

Perfide !

JOAD. ’

* Vois-tu cette Juive fidèle,

Dont tu sais bien qu’alors il suçait la mamelle?

Il fut par Josabeth à ta rage enlevé.

'Ce temple le reçut et Dieu l’a conservé :

Des trésors de David voilà ce qui nae reste.

ATIIAUE. *

Ta fourbe à cet enfant, traître, Aéra funeste.

D’un fantôme odieux , soldats , délivrez-moi.

JOAD

Soldats du Dieu vivant, défendez votre roi.

Ici le fond du théâtre s'ouvre. On voit .le dedans du temple , et les Lévites armés sortent de tous les côtés iur la scène.

176 ' ATHALIE

athalie/ '

Où suis-ie ? Q trahison ! ô reine infortunée 1 «

D’armes et d’ennemis je suis environnée.*

JOAD

Tes yeux cherchent en yain , tu ne peux échapper , Et Dieu de. toutes parts a su t’envelopper. .

Ce Dieu que tu bravais en nos mains fa livrée ; Rends-lui compte du sang dont tu f es enivrée.

ATHALIE

Quoi ! la peur a glacé mes indignes soldats !

Lâche Abner, dans quel piège as-tu conduit mes pas !

' * ABNER

Reine , Dien m’est témoin. . .

ATHAUB. ' -*

. >■ ^ Laisse-là ton Dieu , traître ,

Et venge-moi., ^

ABNER te jetant aux pieds dp Joas.

^ Sur qui ? . sur Joas ?, sur mon maître ?

*' • athalîe: “

Lui Joas ? Lui ton roi? Songez , méchans > songez Que mes armes encor vous tiennent assiégés.

J’entends à haute voix tout mon camp qui m’appelle. Oh vient à mon secours. Tremblez , troupe rebelle.

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