‹ La religion romaine d'Auguste aux Antonins (volume 3)Chapitre 39 sur 98 · i, 12 — 2. h, 9, 4. — 3. il, 9, S. — 4. ix, 9. 5. i · texte numérisé non relu

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et les noms des coupables. J’admets que tous les faits qu’il raconte se sont passés comme il le dit. Qu’en doit-on conclure? Que dans cette société, comme dans les autres, le bien et le mal se mêlaient, et que le vice y côtoyait la vertu. C’est le sort de l’humanité, et il ne peut venir à l’esprit de personne que le IIe siècle ait échappé à cette loi commune. Quant à savoir ce qui 1 emportait en somme dans cette société, et si les gens honnêtes ou les scélérats y étaient plus nombreux, c’est un calcul qu’il est bien difficile de faire exactement et que chacun fait à sa façon. Juvénal affirme énergiquement qu’il n’y a guère autour de lui que des scélérats, il dit en propres termes que son siècle est pire que l’àge de fer1; mais Pline, au contraire, semble penser que le nombre des honnêtes gens est plus considérable, et nous avons vu qu’il y a des raisons de croire que son opinion est la plus vraie.

Idée élevée que les moralistes de ce siècle se font du devoir et de la vertu. I liéories morales de Juvénal. — Conséquences pratiques qu’ont eues ces théories. — Le sort de l’esclave est adouci. — On sc préoccupe de l’éducation des enfants. — Établissement d’écoles publiques. — On prend souci des pauvres. — Les institutions alimentaires de Trajan. — Comment on pratique alors la bienfaisance dans les classes élevées.

J’avoue pourtant qu’il peut rester des doutes à l’esprit: Pline n’a pas fait plus que Juvénal de dénombrement exact; il juge d’après ses impressions, et ses impressions peuvent le tromper. Mais nous avons heureusement une autic maniéré, et, à mon avis, beaucoup plus sûre,

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