‹ La religion romaine d'Auguste aux Antonins (volume 4)Chapitre 48 sur 93 · LES CLASSES INFÉRIEURES ET LES ASSOCIATIONS POPULAIRES · texte numérisé non relu

LES CLASSES INFÉRIEURES ET LES ASSOCIATIONS POPULAIRES

Attachement du peuple à ses dieux. — Divinités et fêtes populaires. — Comment et par qui les cultes étrangers se répandent dans le peuple. — Caractère de la dévotion du peuple des campagnes.

Après nous être occupés des lettrés, des riches, des gens du monde, nous voici arrivés aux classes inférieures. La part qu'elles ont prise au triomphe du Christianisme nous fait un devoir de les étudier. Malheureusement, il n'est pas aisé de les connaître : les sociétés ne montrent volontiers que leurs étages les plus élevés; à mesure qu'on descend, le jour diminue. A la distance où nous sommes de l'époque que nous étudions, les sommets seuls nous apparaissent avec quelque clarté; le reste est couvert d'ombre. C'est une raison de plus de recueillir avec soin tous les renseignements épars que la littérature et l'épigraphie nous ont conservés, et qui peuvent nous donner quelque idée de la situation morale et religieuse du peuple de Rome et de l'empire au temps des Antonins.

Il ne semble guère douteux que, dans les villes et les campagnes, la populace n'ait été en général fort attachée à ses dieux. L'acharnement qu'elle mit à poursuivre les Chrétiens en est la preuve. C'est un fait incontestable que

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le Christianisme a soulevé chez le peuple des colères furieuses, a Combien de fois, dit Tertullien, ne nous a-t-on pas accablés de pierres, et n'a-t-on pas mis le feu à nos maisons! Dans la fureur des Bacchanales, on n'épargne pas même les morts. Oui, l'asile de la mort est violé; du fond des tombeaux où ils reposent, on arrache les cadavres des Chrétiens, quoique méconnaissables et déjà corrompus, pour les insulter et les mettre en pièces *■ ! » L'attachement du peuple aux cultes anciens ne se comprendrait guère^ s'il était vrai, comme on l'a souvent prétendu, que ces cultes ne faisaient rien pour lui ; mais cette opinion n'est pas tout à fait juste, au moins pour l'époque qui nous occupe. A Rome , depuis que les plébéiens avaient conquis l'égalité politique, ils s'étaient fait une place dans la religion comme dans l'État; ils avaient accès à tous les sacerdoces importants, ils pouvaient devenir grands pontifes. On ne voit pas que dans les temples il y eût aucun privilège reconnu pour la naissance et la fortune. Sans doute le riche, qui pouvait offrir plus de victimes, se flattait d'attirer plus facilement la faveur des dieux; mais le pauvre ne désespérait pas non plus de l'obtenir. Horace console une femme du peuple qui s'attriste de ne pouvoir immoler ni bœufs ni brebis aux divinités qui la protègent, en lui disant qu'il suffît de les couronner de romarin et de myrte, et qu'elles se contentent d'un gâteau de farine et de quelques grains de sel pétillants^; ces offrandes, au moins, sont à la portée de tout le monde. Parmi les dieux de l'Olympe, il en était de plus

1. Tertullien, ApoZog., 37. Malgré cet acharnement du peuple contre les Chrétiens, on sait que c'est parmi le peuple que le Christianisme a fait ses plus nombreuses conquêtes ; mais j'ai déjà fait voir qu'il s'est propagé surtout parmi les païens dévots et croyants, et que c'est ainsi que ses plus ardents ennemis sont si vite devenus ses disciples. — 2. Hor. Carm., m, 23.

populaires que les autres, que les pauvres gens priaient avec plus de confiance et dont ils espéraient être mieux écoutés ; les ouvriers et les esclaves adoraient surtout Hercule et Silvain. Mais ces dévotions particulières ne les empêchent pas de s'adresser aussi aux divinités que tout le monde et le meilleur monde invoque. Le roi des dieux et des hommes, le grand Jupiter lui-même, accepte très- volontiers les hommages les plus humbles. De simples soldats, des affranchis, des fermiers d'un petit champ, se mettent hardiment sous sa protection et ne paraissent pas craindre que leurs prières soient mal accueillies. Il en est de même pour les fêtes ; le peuple prend part à toutes, mais il en a qu'il aime plus que les autres, qui sont plus gaies, plus bruyantes et semblent lui appartenir davantage. Telle est ceWe de Fors Fo?'tuna, au mois de juin, où lafoulese rend au temple construit par le roi populaire ServiusTullius, en descendant le Tibre sur des barques ornées de feuillage et de fleurs, et où l'on boit force rasades en l'honneur di\ bon prince et de sa vertueuse épouse*. Telleest aussi celle d'Anna Perenna, qui se célèbre dans le bois sacré de la vieille déesse, sur les bords du fleuve, et dont Ovide nous fait une si agréable description. « Le peuple arrive, dit-il ; on s'étend çà et là sur l'herbe verte pour boire ensemble, et chacun est assis à côté de sa chacune. Le plus grand nombre dîne en plein air; quelques-uns se construisent de petites cabanes avec des branches d'arbres; d'autres plantent des bâtons en guise de colonnes et étendent audessus leur toge pour se faire une tente. Bientôt le soleil etle vin les échauffent. lisse souhaitent l'un à l'autre autant d'an nées d'existence qu'ils vident de verres. Vous en trouverez qui sont capables de boire "autant de coups que Nestor a vécu d'années et qui arrivent jusqu'à atteindre l'âge

i. Preller, Rôin. Mythol, p. 553.

de la Sibylle. Ils chantent tout ce qu'ils ont appris dans les théâtres et accompagnent leur chant de gestes cadencés. Puis, le dîner fini, ils se mettent à danser lourdement avec leurs compagnes en habits de fête, qui font flotter leurs cheveux aux vents. Quand ils reviennent, le soir, ils ne 'se tiennent plus sur leurs jambes, et l'on se rassemble pour les voir passer*. »

Nous avons vu que, dans ce mouvement qui emporta toute la société des deux premiers siècles vers les religions de l'Orient, la part des plébéiens fut considérable. Comme ils faisaient beaucoup pour elles, elles se gardèrent bien de les négliger. Il y avait, dans ces cultes, tout un clergé inférieur qui vivait avec le peuple et exerçait beaucoup d'influence sur lui. Les pauvres étaient initiés à ces religions nouvelles tantôt par ces bayadères syriennes qui formaient des associations^, et qui, la tête couverte d'une mitre asiatique, allaient danser dans les cabarets enfumés^, tantôt par ces prêtres misérables et débauchés, forcés souvent de vendre leurs insignes pour vivre*, et que Juvénal nous montre étendus et dormant dans un mauvais lieu, à côté de matelots et de voleurs, entre un esclave fugitif et un employé des pompes funèbres^ Sans doute, il n'était pas toujours facile aux pauvres gens de prendre part aux grands mystères : nous savons par Apulée que ceux d'Osiris coûtaient cher^. Ils ne pouvaient pas non plus se permettre ces purifications des tauroboles, dont les dépenses étaient considérables; mais il devait y avoir à Rome des initiations populaires, comme celles des Orphéotélestes de la Grèce. Parmi les

1. Ovide, Fast., m, 525. Ailleurs Ovide insiste aussi sur le caractère populaire du culte de Flora (T^asf,, v, 350). — 2. Horace, Sat., i, 2, 1 : Amhubaiarum collegia. — 3. Voyez la Copa de Virgile. — 4. Martial, XIV, 204. —5, Juv., VIII, 176. — 6. Apulée, Métam., xi, 28.

gens qui, dans le culte secret de Mithra, prennent le titre depè)'es et de lions, on trouve quelquefois des noms d'affranchis *. Il y avait aussi des purifications à bon marché, et Cicéron nous parle d'un certain Licinius, à la fois sacrificateur et cabaretier, qui se chargeait de purifier les esclaves et de leur donner à boire". Les grandes dames faisaient venir le destin chez elles. Les astrologues, les chaldéens, qu'elles payaient généreusement, se dérangeaient pour aller leur prédire l'avenir. Les pauvres gens étaient moins favorisés. « Le destin du peuple, dit Juvénal, loge près du grand cirque ou dans les quartiers reculés qui longent le rempart. C'est là que la robuste plébéienne vient consulter les devins pour savoir s'il lui faut quitter le cabaretier pour épouser le fripier 3, » Apulée nous a décrit, dans un des passages les plus curieux de ses Métamorphoses, les prêtres mendiants de la déesse syrienne qui s'en allaient sur les grands chemins excitant la dévotion publique par leurs jongleries. Vêtus et parés comme des femmes, a le visage fardé, le tour des yeux peints, la tête couverte de petites mitres », ils entourent respectueusement leur idole, qui, enveloppée d'un voile de soie, est portée sur un âne. Ils se livrent à des évolutions frénétiques, renversant la tête, tournant le cou dans tous les sens et faisant voler en rond leurs cheveux flottants. Par intervalles, ils se mordent les chairs, et avec un couteau à deux tranchants ils se font des entailles aux bras. Quand on passe devant une maison de bonne apparence et qu'on suppose habitée par une personne riche et généreuse, les hurlements redoublent. « Alors l'un d'eux se livre à des transports plus désordonnés. Il tire à chaque instant de sa poitrine de profonds gémissements, en iii-

i. Corp. inscr. lat., m, 3179, 3415.— 2. Cic, Pro Mil., 2i. et la note d'Asconius, édit. Oielli, p 51. — 3. Juv., VI, 587.

spire qui ne peut retenir le souffle divin dont il est rempli, et il fait semblant de succomber au plus violent délire . Il s'accuse lui-même de quelque indiscrétion sacrilège et annonce qu'il va se punir de ses mains. Saisissant alors un fouet particulier à ces eff'éminés (ce sont des bouts de laine tordus ensemble et terminés par plusieurs osselets de mouton comme par autant de nœuds), il s'en frappe à coups redoublés... Ils s'arrêtent ensuite pour recueillir dans les plis de leurs robes les pièces de cuivre et même les pièces d'argent qu'on leur jette à l'envi. Des âmes pieuses apportent du vin, du lait, du fromage, du blé, et même de l'orge pour l'âne qui porte la déesse. Ils prennent tout et l'empilent dans des sacs préparés pour cette aubaine ^. » Puis, quand la récolte est faite et qu'ils sont rentrés chez eux, ils se livrent avec les produits de la journée aux plus honteuses orgies.

Tels étaient les prêtres qui d'ordinaire se chargeaient de répandre les idées religieuses parmi les pauvres gens des villes et des campagnes. Quand on songe que le peuple était entièrement livré à ces influences, quand on se souvient que la philosophie antique n'a fait que bien peu d'efl'orts pour arriver jusqu'à lui, on n'est pas surpris de voir ce qu'il y avait de bas et de grossier dans sa dévotion. Mais pour être souvent peu éclairée, elle n'en était pas moins ardente. Une grande partie des monuments religieux que nous avons conservés de ce siècle est l'œuvre de personnes qui appartenaient aux dernières classes de la société. Les inscriptions que ces monuments portent sont souvent curieuses à étudier : on y voit que ces pauvres gens, qui ne tenaient guère à respecter les traditions anciennes, s'adressaient à tous les dieux sans scrupule et les confondaient dans leurs prières- ; c'est

1. Apulée, ^/é<., vm, 27.— 2. Voyez, par exemple, cette inscription

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chez eux que s'accomplissait le plus librement ce mélange de tous les cultes qui, en élargissant les croyances, préparait les voies au Christianisme. Il faut pourtant faire entre eux quelques distinctions; la religion populaire n'avait pas les mêmes caractères partout. C'est surtout dans les villes qu'on était avide de nouveautés et qu'on se précipitait volontiers vers les dieux de l'Orient ; les campagnes restaient plus fidèles à l'ancienne religion. La vieille mythologie était née de la contemplation delà rature ; dans les champs, elle se retrouvait chez elle. L'hypocrisie, la contrainte, l'air officiel, étaient tout à fait bannis de la religion champêtre. Les fêtes y prenaient un caractère gracieux et sincère dont l'âme était pénétrée. Il était difficile d'assister sans quelque émotion, dans un beau pays, aux processions des ambarvales ou aux cérémonies qui accompagnaient la vendange et la moisson. Les poètes les plus légers trouvent des accents religieux pour les dépeindre. Tel est ce tableau qu'Horace a fait en quelques vers gracieux des Faunalia, qui se célébraient en décembre*. On voit bien aussi qu'Ovide, qui est allé voir à Falérie la fête de Junon, en est revenu charmé. Il est heureux de nous décrire la forêt antique ombragée d'arbres toutTus, «sous l'ombre desquels on ressent l'impression de la divinité», l'autel grossier qui reçoit les vœux des fidèles, puis la procession qui s'approche aux sons de la trompette, les jeunes filles vêtues de blanc qui portent sur leur tête les objets sacrés, et, au milieu du silence de la foule, la déesse qui s'avance entourée

dans laquelle, sur l'ordre des dei monteuses, vieilles divinités qui personnifiaient les collines de Rome, les dévots de Mithra, unis à un prêtre de Silvain, élèvent un monument à Jupiter fulgurator. Orelli, 1. Horace, Carm., ni, 18.

de ses prêtres, tandis que les filles et les garçons, revêtus de leurs plus beaux habits, étendent leurs manteaux sur la route, partout où elle doit passer ^. Ovide ajoute que c'est une fête très-ancienne et qu'elle remonte au temps d'Halésus, le fondateur de Falérie et le héros des Falisques. Tandis que tout se renouvelle sans cesse à la ville, tout se conserve aux champs. On y raconte toujours les vieilles légendes, et l'on continue à y ajouter foi. Pourquoi douterait-on que les dieux se soient souvent montrés aux mortels, quand on n'est pas éloigné de croire qu'on les a quelquefois rencontrés soi-même ? Il est si facile, lorsqu'on rentre chez soi im soir d'été, la tête pleine de récits fabuleux, l'âme excitée par ri\Tesse de la nature, de prendre pour l'apparition de Silvain ou de Faune l'ombre d'un arbre qui s'agite au coin d'un bois, ou d'entendre dans le bruit lointain de la brise le rire des nymphes et des satyres qui jouent dans la vallée. On le croit et on le raconte, non pas comme le prétend Lucrèce, pour faire honneur à son canton, pour empêcher qu'on ne suppose qu'il est désert de dieux ^, mais parce qu'on pense que c'est la vérité. Aussi les superstitions poussaient- elles avec abondance dans les campagnes, comme sur un sol fertile. Les charlatans y vendaient toutes sortes de recettes pour guérir les maladies des hommes et des animaux. On y débitait des formules magiques qui devaient attirer la pluie ou éloigner la grêle. Sur la porte de toutes les fermes italiennes on Hsait une défense faite aux femmes de passer le long des chemins en filant, parce qu'on croyait que le fuseau porte malheur aux récoltes ^ On ne doutait pas qu'il n'y eût des charmes au moyen desquels on pouvait attirer chez soi

1. Ovide, Amores, m, 13. — 2. Lucrèce, iv, 580. — 3. Pline, Hist nat., XVIII, 2 (5).

la moisson du voisin. L'historien Pison racontait qu'on accusa de ce crime un affranchi qui par son industrie savait tirer de ses champs plus que ne faisaient les autres. Au jour marqué, il parut devant le peuple, amenant avec lui ses esclaves robustes, ses charrues brillantes, ses bœufs bien nourris : «Voilà tous mes charmes, dit-il; il n'y manque que mes travaux assidus, mes veilles, mes sueurs, que je ne puis pas vous mettre sous les yeux*.» Ces croyances superstitieuses se trouvaient déjà dans la loi des Douze Tables; mais, je l'ai déjà dit, rien ne s'oubliait au village. Aux derniers temps, on y consacrait des arbres aux dieux, comme à l'époque du bon roi Latinus ; « au lieu de statues d'or et d'ivoire, on y vénérait les bois sacrés et le silence même des forêts^». On y couvrait de bandelettes les pieux plantés en terre qui marquaient la limite des champs; on y arrosait d'huile des pierres qui étaient censées représenter quelque divinité^. Les fêtes les plus anciennes étaient aussi les plus respectées. Aux Palilies, qui rappelaient la fondation de Rome, les paysans sautaient à travers de grands feux allumés, comme chez nous à la Saint-Jean ; ils se réunissaient, tant que dura l'empire, au son de la trompette, dans les carrefours des grands chemins, et y célébraient les compitalia rustica avec la même gaieté que du temps des rois*. Les fêtes de la vendange, les plus vieilles de toutes, excitaient encore, sous Théodose, des éclats de joie désordonnée qui scandalisaient les gens sages. C'est là, sur le terrain même où l'antique religion était

1. Pline, Hist. nat., xviil, 6 (8). Pline raconte ailleurs très-sérieusement que, sous Néron, un champ d'oliviers traversa un chemin public et vint s'établir en face du terrain qu'il occupait, tandis que les champs dont il prenait la place allaient s'installer à la sienne. Hist. nat., XVII, 25 (38). — 2. Pline, Hist. nat., xii, 1 (3). — 3. Tibulie, 1, 1, 10. — 4. Calpurnius, iv, 125.

née, où elle avait poussé ses plus profondes racines, qu'elle se maintint le plus longtemps, et voilà pourquoi il fut si difficile au Christianisme victorieux dans les villes d'achever la conquête des campagnes.

Origine des associations romaines. — Elles sont tolérées pendant la république. — Restrictions que l'empire apporte au droit de s'associer. — Ces restrictions n'empêchent pas les associations de devenir très-nombreuses. — Classifications qu'on peut établir entre elles. — Associations ouwières et industrielles. — En quoi elles diffèrent de nos corporations. — Ressemblances que présentent toutes les associations romaines.

Ce que nous venons de dire des croyances populaires au 11^ siècle est loin de suffire à notre curiosité, mais il n'est pas aisé d'y ajouter. La vie intérieure et domestique des Romains pauvres nous échappe ; nous ne pénétrons pas dans ces petites mansardes sous les toits {cenaculd), où ils logent «près du nid des colombes*». Heureusement, quand ils sortent de chez eux, nous les retrouvons. Il nous est possible, grâce à l'épigraphie, de les suivre dans ces associations où se passe une bonne partie de leur existence. C'est là que les petits négociants, les affranchis, les ouvriers, se rassemblent le plus qu'ils peuvent avec des gens de même métier ou de même fortune ; c'est là qu'il faut les aller chercher, si nous voulons savoir comment ils vivaient et quels étaient leurs habitudes et leurs besoins, leurs misères et leurs plaisirs. D'ailleurs ces associations ont toutes plus ou moins un caractère religieux, et une étude de la religion romaine ne peut se passer de les connaître-

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