II
intérieure peut-on expliquer la diversité de leurs noms? C'est ce qu'on ne peut qu'entrevoir. Il est probable que ces deux genres d'associations ne sont pas tout à fait de la même époque. Les columbaria élevés par des sociétés collectives appartiennent au commencement du i^' siècle de notre ère ; tous ceux que nous connaissons ont été construits sous les premiers Césars et n'ont servi que jusqu'aux Antonins. Les collèges du second groupe paraissent plus récents ; on n'en trouve pas de traces certaines dans les inscriptions avant Nerva. C'est donc à cette date, vers la fin du i*' siècle, au moment où commençait cette ère des Antonins, qui devait être si glorieuse, qu'un certain changement a dû s'opérer dans l'organisation des collèges funéraires ; mais il n'est pas aisé de dire quelles en étaient la nature et l'étendue. Ce qu'on voit de plus certain, c'est que, pour les funérailles des associés, c'està-dire pour ce qui était l'objet principal de l'association, on ne procédait pas toujours dans la seconde époque de la même façon que dans la première. Les cultores deorum enterraient sans doute encore quelquefois leurs morts dans des tombeaux communs ^, mais ils avaient aussi une autre manière de pourvoir à la sépulture de leurs membres. C'est ce qui nous a été révélé par la découverte qu'on a faite, en 1816, de la loi du collège des adorateurs de Diane et d'Antinous.
Ce monument curieux a été trouvé dans les ruines delà petite ville de Lanuvium^; il avait été gravé en Tan 136, vers la fin du règne d'Hadrien. L'association à ce moment venait de naître ; un magistrat de la ville, qu'elle avait nommé son protecteur et qui prenait ses fonctions au sérieux, voulut donner plus de publicité à son règlement et le fit afficher sous le portique du temple