Cic, De setiect., 13. — 2. A.-Gell. u, U
vivres au marché. « Aujourd'hui, dit-il, la vie à Rome n'est presqueplus qu'une bombance de tous les jours ^.n Varron ne veut parler évidemment que des corporations riches ; toutes ne pouvaient pas se permettre ces excès. Les malheureux adorateurs de Diane et d'Antinous étaient bien forcés d'être sobres, et les lois somptuaires n'étaient pas faites pour eux. Ils n'en étaient pas moins, eux aussi, fort amis des repas de corps. Comme le collège ne faisait que de naître au moment où fut faite la loi que nous avons conservée, et qu'il n'avait pas eu le temps d'être l'objet des libéralités de ses protecteurs, les associés ne s'y réunissaient que six fois par an pour dîner ensemble : c'était bien peu; mais ils voulaient au moins jouir sans souci d'un plaisir si rare; sous aucun prétexte ils n'entendaient être dérangés. Des mesures étaient prises pour que la joie générale n'y fut attristée par aucune préoccupation sérieuse. «Celui qui aura quelque plainte à faire ou quelque proposition à présenter, dit le règlement, devra les réserver pour l'assemblée du collège, et nous laisser, pendant nos jours de fête, dîner libres et contents, » On ne voulait pas non plus qu'il s'élevât quelque discussion qui pût troubler le repos des convives ; aussi voit-on dans le règlement que la police du festin était sévèrement exercée. « Si quelqu'un, pour faire du tumulte^ se lève de sa place et en occupe une autre, il payera une amende de 4 sesterces (80 centimes) ; si quelqu'un dit des sottises à un collègue ou fait du bruit, il payera 12 sesterces (2 fr. 40 c); si c'est le président de la société qui ait été injurié, l'amende sera de 20 sesterces (4 francs), d II ne suffisait pas que le festin fût tranquille, le règlement avait tout prévu, tout disposé d'avance , pour que rien n'y manquât. Comme on voulait être sûr qu'aucun préparatif ne serait