‹ La religion romaine d'Auguste aux Antonins (volume 5)Chapitre 82 sur 100 · Plut., Non posse suaviter, p. IIOG. — 2. Lucrèce, m · texte numérisé non relu

Plut., Non posse suaviter, p. IIOG. — 2. Lucrèce, m

l'auditeur de Cicéron : « Personne ne m'arrachera de l'âme mes espérances d'immortalité M » Ainsi, vers le commencement de l'empire, cette génération malheureuse qui vit périr la république et qui supporta les proscriptions, partie de l'épicurisme, s*en détachait peu à peu pour se diriger vers d'autres systèmes ou revenir à ses vieilles croyances. — C'est pour elle que le sixième livre de VËnéide fut écrit.

Le sixième livre. — D'oîi viennent les incohérences qu'on y remarque.

— Entrée d'Énée dans les enfers. — Le Tartare. — L'Elysée. — Le système du monde. — Difliculté d'accorder ensemble les diverses parties du sixième livre.

Si nous nous contentions d'étudier le sixième livre comme une œuvre littéraire, nous n'aurions que des motifs d'admirer; mais quand on y cherche un ensemble d'opinions et de doctrines, et qu'on veut savoir le sentiment véritable de Virgile sur l'état des âmes après la mort, on est moins satisfait. Ces beaux tableaux qui, pris isolément, nous enchantent, ne s'accordent pas très-bien ensemble. La pensée de l'auteur n'est pas toujours aisée à saisir; il faut souvent la compléter et la corriger pour la comprendre, et l'on y rencontre des contradictions que tous les efforts d'une critique complaisante et sagace ne parviennent pas à expliquer.

Cette obscurité et ces incohérences tiennent à des

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