‹ La religion romaine d'Auguste aux AntoninsChapitre 140 sur 155 · S LA RELIGION ROMAINE AU II* SIECLE · texte numérisé non relu

S LA RELIGION ROMAINE AU II* SIECLE

Christ peut venir, disait Prudence, les voies lui sent préparées *. >

Il est donc vrai que le mouvement religieux et philosophique du I*' siècle prépara les voies au Christianisme et rendit son succès plus facile. C'est ce qui en fait l'importance, c'est ce qui m'a engagé à l'étudier de près dans cet ouvrage. Si je voulais résumer, en finissant, les conclusions auxquelles cette étude m'a conduit, je n'aurai» qu'à citer un mot de saint Augustin qui me semble indiquer avec un grand bonheur quelles furent les conséquences de tout ce travail des esprits et en quel état le Christianisme trouva le monde. Il raconte, dans ses Confessions^ qu'il était tout livré aux futilités de la rhétorique et aux dissipations de la vie mondaine, quand ii lut VHortensius de Cicéron. Cet ouvrage éveilla son esprit qui sommeillait et lui donna le goût des études sérieuses. «Je me levai alors. Seigneur, dit-il, pour revenir vert vous *.» Ces paroles s'appliquent à bien d'autres que lui. On peut dire qu'au i*' siècle le monde entier « s'était levé 8 sous l'impulsion de l'esprit religieux et de la philosophie; il était debout, en mouvement, et, sans connaître le Christ, il s'était déjà mis de lui-même sar le chemin du Christianisme.

i. PfBdence, Contra Symm., n, 620 :

Christo jam tuiu venlenti, Cfede, parata via ett.

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