Nunc vero inleiiids sedes, Acherontis ad undas
Tetraque Tartarel per sidéra tendo profundi. (Orelli, 1174.) 2» Haec domus œleina est ; hic sum situs, hic erp seraper,
avaient accepté jusque-là par instinct. C'est ce qui fit si bien accueillir, en général, les démonstrations que les philosophes donnèrent de l'immortalité de l'àme. Au fond, pourtant, elles étaient loin d'être concluantes. Des deux questions que Platon se pose et qui concernent la persistance de la vie et l'état des âmes après la mort, il avoue qu'il n'a pas réussi à résoudre entièrement la première. L'immortalité de l'àme reste pour lui plutôt une belle espérance qu'une vérité démontrée. « La chose vaut la peine qu'on se hasarde d'y croire ; c'est un beau risque à courir, c'est un noble espoir dont il convient de s'enchanter soi-même*. » Quant à la seconde, il n'essaye même pas de la traiter scientifiquement. Évidemment elle lui semble échapper à la philosophie et n'être plus de son domaine, puisqu'il ne s'appuie jamais, quand il en parle, que sur des légendes populaires. Pour essayer de savoir ce que peut devenir l'âme après qu'elle a quitté le corps, il n'a point recours aux procédés de sa dialectique ordinaire. Il allègue le témoignage de tables d'airain apportées de pays inconnus ou les révélations d'un ressuscité. C'est nous dire ouvertement que sur ces graves questions la science est muette, et que ce qu'on a de mieux à faire est de s'en tenir aux opinions du pbis grand nombre. Sans doute, parmi ces fables dont il invoque l'autorité, Platon a soin de choisir celles qui lui semblent le plus raisonnables, et probablement aussi il les arrange avant de les citer; mais il est certain qu'il ne les a pas inventées et même qu'il ne les accepte pas sans réserve. Il a grand soin de dire, toutes les fois qu'il s'en sert, qu'il n'en prend pas tout à fait la responsabilité : « Soutenir que toutes ces choses sont précisément comme je les ai décrites ne convient pas à un homme de scns^ » S'il tient