‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 101 sur 417 · Voir p · texte numérisé non relu

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de lui qu'il est le plus nvi des nri, in, 51, 4; Vn, 19, 10, et en ajoutant le dériré narya « viril », qu'il est nvi narya le plus nri des nri, IV, 25, 4. Le vers VI, 18, 4, répète aussi plusieurs fois, mais en variant les termes, qu'il est plus fort que les plus forts. Nul n'est plus fort que lui, VIII, 24, 15, ni dieu, ni mortel, VI, 30, 4. Cette force qui le rend si célèbre, VIII, 24, 2, est sans limites, VI, 29, 5; elle ne connaît pas d'obstacles, II, 16, 3 ; V, 29, 14 ; 32, 9, cf. VIII, 24, 9, et le ciel et la terre lui obéissent, VIII, 82, 12; 88, 6. Enfin la force est un attribut si essentiel d'Indra, qu'un mot dérivé de son nom,' indriya, a pu désigner, non seulement la force d'Indra, mais, par extensiofc, dès la période védique, la force d'autres divinités, et dans la langue classique la force en général. Ajoutons que la force d'Indra est avant tout une force matérielle, résidant principalement dans les deux bras du dieu, I, 80, 8, et qu'il en trouve l'emploi dans les combats où il est sans cesse engagé.

En effet, si Indra est puissant autant que fort, et s'il est, pour cette raison, souvent désigné dans les hymnes védiques par le mot Çakra ^ (de çak « pouvoir »), sur lequel les ffishis font des jeux étymologiques, I, 10, 6; VIII, 67, 5, analogues à ceux que nous avons relevés dans l'usage du nom de maghavan, cette puissance qui lui vaut tant d'adorateurs ne se maintient que par la lutte. Indra, comme nous l'avons annoncé, ne règne pas paisiblement sur le monde à la façon des dieux souverains, et le nom même qui nous a paru résumer le mieux son caractère est celui de dieu guerrier.

Nous avons vu déjà* qu'c( en naissant » il a des ennemis à combattre, et la tâche de sa première enfance sera celle de toute sa vie divine. Si les flishis disent quelquefois qu'il est « sans ennemi », et cela « dès sa naissant^e », ou <c par nature ^, I, 102, 8; X, 28, 6; 133, 2, c'est sans doute pour faire entendre qu'aucun ennemi ne peut lui résister, VI, 18, 12, cf. I, 176, 1; VII, 21, 6. Une seule fois, au vers X, 54, 2, on ne peut douter que Texpression ne soit prise à la lettre. Mais on ne peut en même temps méconnaître dans ce passage la protestation d'un dévot préoccupé avant tout d'exalter la puissance de son dieu contre l'idée que cette puissance ne s'exerce que par des luttes incessantes'.

1 . Devenu dans le saDskrit classique un véritable synonyme d'Indra.

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