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2. Quoique d'ordinaire les dieux eu général, aussi bien qu'Indra en particulier, soient considérés comme faisant la lumière^ X, 66, 1 et patsim.
chose puisse sembler à première vua^^ un combat pour la lamière : « 8. Et tu as accompli cet exploit, ô Indra, cette œuvre héroïque, de frapper la méthante femme, la fille du ciel. — 9. La fille du ciel, l'aurore pleine d'orgueil, toi, réellement grand, ô Indra, tu l'as brisée. — 10. L'aurore, eflFrayée, s'est élancée hors de son char brisé, quand le mâle l'a frappée. — 11. Son char est resté complètement brisé sur la Yipâç<; elle s'est élancée du haut du cieP». On voit que l'aurore a ici, comme les dieux auxquels Indra livre bataille, QQ caractère quasi démoniaque. C'est que le phénomène qui annonce, plutôt qu'il ne fait le jour, semble parfois le retarder par sa trop longue durée. Cette idée est formellement exprimée au vers V, 79, 9 : « Brille, fille du ciel, ne laisse pas traîner ton œuvre en longueur ^ de peur que, pareil à un voleur perfide, le soleil ne te brûle de son éclat. » Dans notre mjthe, c'est Indra qui joue le rôle du soleil, ou qui, du moins, fraye un passage à l'astre du jour à travers l'aurore. Dans l'ane des formules mêmes qui nous le montrent brisant avec sa foudre le char de l'aurore, nous lisons « qu'il fend avec les rapides celles qui ne le sont pas »; II, 15, 6. Les <( rapides » soat probablement les prières des Angiras ou, plus généralement^ des anciens sacrificateurs que nous verrons intervenir, à titre d'auxiliaires, dans les combats du dieu. Celles qui ne sont pas « rapides » doivent être les aurores elles-mêmes, peut-être aussi les eaux, puisque le même passage mentionne encore, ainsi que nous l'avons remarqué déjà 3, une rivière céleste.
Ainsi, l'aurore que combat Indra est une aurore trop lente, et que sa lenteur fait assimiler à la nuit. L'apparition du soleil est une victoire qu'Indra remporte sur elle, autant que sur les ténèbres. Bref, l'action du dieu guerrier, quand elle s'exerce sur les phénomènes solaires, a toujours pour objet la conquête de la lumière *, comme elle a toujours pour objet, dans les phénomènes météorologiques, la conquête des eaux.
On peut rattacher à l'un et à l'autre ordre de phénomènes Tœnvre par laquelle Indra soutieut les mondes, II, 12,2; 15, 2; 17, 5 et pas^m, étaye le ciel et la terre, X, 89, 4, ou, selon