Voir plus i)&»4 dlîtlntre V, section in
ciser pour la période védique le sens du mot hamsa , à un oiseau aquatique quelconque, I, 65, 9. Sans doute le feu que les mortels portent sur l'autel est un « taureau qui ne nage pas », et qui « ne pénètre pas dans les eaux », X, 4, 5. Mais celui qui est déposé « sur la peau supérieure », c'est-àdire le feu céleste, est un « animal aquatique », 1, 145, 5. C'est dans le séjour des eaux, ou il pénètre aussi bien que dans les plantes, X, 51, 3, que les Bhrigus l'ont honoré avant de le communiquer aux hommes, II, 4, 2. Dans ces eaux, Agni est caché, X, 32, 6, pareil à un animal égaré, X, 46, 2, cf. 3. La mer, la mer céleste bien entendu, où il est enveloppé, comme il l'est dans toutes les rivières, VIII, 39, 8, qui représentent également les nuées, est son vêtement, VIII, 91, 4-6.
L'image du vers X, 51, 1, est plus significative. Nous y voyons Agni au milieu des eaux enfermé dans l'enveloppe de l'embryon. On dit aussi qu'Agni se revêt de « la vie des eaux », III, 1, 5, qu'il a été engendré dans les eaux, I, 151, 1 , qu'il croit dans le sein des eaux, X, 8, 1. Enfin le vers X, 91, 6, porte expressément qu'Agni a été enfanté par les eaux « mères » aussi bien que par les plantes. Dans l'hymne X, 121, les eaux qui enfantent Agni (vers 7) sont considérées comme le principe de toutes choses.
Agni est donc le « fœtus des eaux », VII, 9, 3, comme des morceaux de bois, I, 70, 3, cf. II, 1, 1. C'est le fœtus des eaux, cet Agui qui a été déposé chez les races humaines, III, 5, 3 : son séjour est dans les eaux; il descend dans les plantes, et renaît dans cette matrice, VIII, 43, 9. C'est ainsi que la pièce de bois engendre celui qui est le fœtus des eaux, III, 1, 13, cf. 12. L'Agni appelé « fils de la montagne », X, 20, 7, cf. VI, 48, 5, est encore le feu qui sort de la nuée. Aux vers X, 45, 1-3, la forme aquatique d'Agni est appelée sa troisième forme, par opposition à sa naissance dans le ciel (où il a pour mère le ciel même ou l'aurore) et à sa naissance sur l'autel. Nous avons déjà eu l'occasion de citer ce passage, aussi bien que ceux où il est dit qu'Agni a été enfanté par le ciel et la terre et par les eaux, X, 2, 7 ; 46, 9, ou seulement par le ciel et par les eaux, VIII, 43, 28.
L'idée que le feu est né des eaux de la nuée a d'ailleurs été fixée dans la formule Apàm Napàt « le fils des eaux », qui est devenue une appellation consacrée d'Agni, et de plus, il est permis de le dire, un personnage divin que les poètes identifient, non seulement avec Agni lui-même, mais,
Beroaionb, La Religion védique, 2
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comme nous le verrons, avec le fea liquide, e*est-à-dire) avec Soma *, et aussi avec le dieu Savitri, I, 22, 6 ; X, 149, 2 *, ou qui est invoqué avec les dieux, VII, 34, 15, et dans dififérentes énumérations de personnes divines, VI, 52, 14 ; X, 92, 13, particulièrement avec Savitri, II, 31, 6} VI, 50, 13, avec Aja Ekapâd, II, 31, 6; VII, 35, 13, avec Ahi Budhnya ', I, 186, 5; U, 31, 6; VII, 35, 13, cf. VII, 34, 15 et 16. On donne à Âpàm Napât des chevaux rapides, I^ 186, 5. Il reçoit, par un yéritable pléonasme, la qualification de nàdya « habitant » ou « fils des rivières d, II, 35,
1, et il ne diffère probablement pas de Miho Nctpâl, le fils du nuage, 1, 37, 11, bien que celui-ci ait été, par un phénomène mjrthologique que nous étudierons en temps et lieu, assimilé à un démon, V, 32, 4. Deux hjmnes entiers, II, 35 et X, 30, sont adressés à Apàn» Napât. Il y est célébré en termes magnifiques. C'est lui qui a engendré tous les êtres, II, 35,
2, qui sont comme ses branches, II, 35, 8. Quoique ne différant pas essentiellement d'Agni dont il reçoit le nom au dernier vers de Thymue II, 35, et qui reçoit lui-même le nom d'Apâm Napât au vers III, 9, 1 et au vers I, 143, 1, dans ce dernier avec le titre exprès de sacrificateur établi sur la terre ; quoique identique sous ses deux formes, dont l'une est terrestre et Tautre céleste, U, 35, 6, le « Fils des eaux » n*en est pas moins, en cette qualité, opposé à l'Agni terrestre. Comme il est dit au vers II, 35, 13, Apâ//i Napât opère ici-bas a parle corps d*un autre », c'est-à-dire par le feu de Tautel, avec lequel il forme un couple, VI, 13, 3, cf.1, 122, 4(?) et VIII, 91, 7. C'est le prêtre céleste Trita* qui le loue pendant que le poète chante le fœtus « du mâle terrestre », c'est-à-dire apparemment de TArani mâle, V, 41 , 10. Sa forme croit dans le mystère tandis que celui qu'allument les jeunes filles, c'est-à-dire les doigts, a pour nourriture le beurre, il, 35, 11.
Bien que le feu soit souvent conçu comme «allumé » dans le séjourdes eaux ,111, 25, 5, delà même manière que sur la terre", on dit cependant d'Apâm Napât qu'il brille « sans combusti-