Voir plus bas, partie II
h. Remarquez, d&ns lé passage cité, la qualification de dis a de la lorce a, donnée à A^ni. Cf. ^tii kftut, p. 12, Agni engendré par leé dix ddiglS dans les mères on trouvé par les sÀnrs dans les eaaz.
ble 9 dans tes eaux, 11^ 85^ 4; X, 80, 4. Ce séjour oâ il brille ssna taehs est le séjotir suprême, II, 35, 14, et il s*j rerèt de réclair, ou plutôt de la splendeur {i)idyui) de réclair^ II, 8B, 9 : car il est l'éclair même:
Le fils « des eaux » paraît être, au vers II, 36, 7, bourri par une vache unique. Cette vache peut représenter la nuée» liais, ad vers II, 35, 5, ce sont <t trois » femfnes divines qui loi donnent sa nourriture. Ce vers, sur lequel nous rSTiendrohs, paraît bien impliquer une triple forme de cet Âpàm Napât que nous avons déjà rencontré avec une dduble forme, et les û'ois fèmnies ne peuvent être que trois mères différentes qKi lui sont attribuées^ comme à Agni^ dans les trois mondesj
Ordinfcirement, ce sont, comme il est naturel, les eaux qui nourrissent le a fils des eaux ». Elles lui apportent le beurré,* II, 35j 14, et l'enveloppent de vêtements, tftirf., qui nesont autres que le beilrre même, ce vêtement dont il se revêt dans les eaux, II, 35, 4. Elles le portent lui-même, et, selon une formulé que nous retrouverons plus d'une fois appliquée aux mères d'Âgni, elles sont couchées, quand il se dresse sur leur sein, revêtu de Téclair, II, 35^ 9. Les mères qu'il tette, c'est*^ à-dire toujours les eaux^ sont aussi colles qui ont enfanté «lès (>remières » *.
Mais Apàm Napât n'est pas l^eulement le « fils » des 6aux. Aux vers II, 35, 3-4, les eaux qui environnent le « flls deé eaux », ees rivières assimilées d'abord à des vaches, puisqu'elles remplissent une « étable»^ sont aussi représentée^ Gomfit0 des jeuheà femmes entourant un jeune homme. La même image se rétrouve au vers X, 30, 6, où elle se précise dans le sens d'une union sexuelle. Enfin Tinceste est formellement indiqué au vers II, 85, 13 : « Il est le mâle qiii à engendré eh elles un fœtus ; il est le petit qui les tette et qu'elles lèchent» »
I>ms l'hjmne III, 7, les vaches « séjournant dans le ciel » qdi servent de it cavales » à Agni (vers 2, 3, 4), deviennent ses épouses quand il est lui-même considéré comme un ehevai (vers 9). Or ceâ « cavales i> représentent les eaux, puisqu'il est dit au vers 3 qu'Agni, qui apparaît en beaucoup de lieux, les ^earte quand il se nourrit de broussailles ^, c est-à-dire quand il prend la forme du feu terrestre. Biles rappellent d'ailleurs les mères d'Apâw Napât, qui, elles aussi, le portent,
I. Cf. ploB haut, p. 17, les eaux, principe de toutes choses, f . Littéral«iAent, « les écarte de sa nourriture de broussailles
— soft vahantîhi), IL 35, 9, et elles ae diffèrent vraisemblablement pas des cavales qui au vers lU, 1, 4, paraissent être considérées comme les mères d'Agni.
Agni est aussi le « frère des rivières », I, 65, 7.
Ënân, Agni, si souvent appelé le âls des eaux, a lui-même n engendré » les eaux, I, 96, 2.
La question des rapports du feu du sacrifice avec les eaux célestes est plus délicate à traiter que celle de ses rapports avec Taurore. Ici une confusion de la forme céleste et de la forme terrestre du feu est plus souvent à craindre. Est-ce le feu du sacrifice ou Téclair, qui, d'après le vers V, 14, 4, a conquis les eaux ? Lors même que la chute des eaux de la pluie semble déterminée par un sacrifice, X, 12, 3, cf. IV, 3, 12, n'avons-nous pas à nous demander encore si ce sacrifice ne peut pas être un sacrifice céleste ? Il est vrai que le sacrifice céleste étant en réalité l'image, et non, comme le veulent les Aishis, le type du sacrifice terrestre, c'est toujours en dernière analyse à celui-ci que l'action dont il s'agit devrait être rapportée. D'ailleurs il est des morceaux comme l'hymne, déjà plusieurs fois cité S de Devâpi, où une pareille action sur les eaux est attribuée à un feu qui ne peut être que celui d'un sacrifice terrestre, X, 98, 12. De quelque façon qu'il faille entendre, au vers III, 22, 3, la marche d'Agni dans la direction des eaux, il ne saurait y avoir de doute sur Tinterprétation de cet autre passage, III, 9, 2 : « Lorsque te régalant [kâyamânah) du bois, tu es allé vers les eaux tes mères, tu ne dois pas, ô Agni, oublier le retour : car (autrefois déjà), étant éloigné de nous, tu es venu ici ». On voit là très bien que le feu qui dévore le bois, c'est-à-dire le feu terrestre, remonte au ciel * vers les eaux ses mères, pour redescendre encore sur la terre (cf. Vni, 43, 7 ; X, 8, 5 ; 46, 1). De leur côté, les eaux ne doivent pas abandonner leur fils descendu sur la terre. Je crois donc qu'au vers I, 186, 5, le a petit » pour lequel se gonfle la mer (ou la rivière) céleste, et avec lequel les prêtres espèrent mettre en mouvement Apâw Napât, n'est autre que la forme terrestre de cet Apâm Napàt, que nous avons vue plus d'une fois opposée à sa forme céleste, et qui ressentirait ici elle-même les effets de la tendresse des eaux pour leur fils ^.