‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 123 sur 417 · Voir III, p. 63, note 3; cf. note · texte numérisé non relu

Voir III, p. 63, note 3; cf. note

X, 49; 5, qui signifie, non pas comme le veut M. Grassmann « saisissant », mais « saisi » ou « qui peut être saisi par les pieds )> ^ Indra, en effet, tue son père en le prenant par les pieds ".

Rappelons en terminant que le démon combattu par Indra reçoit dans l'hymne I, 52, aux vers V et XIV, le nom de svavrishti « qai a en sa possession la pluie ». Ou verra dans la légende d'Atri qu'il porte aussi celui de svarbhànu. Ce dernier nom signifie c< qui a l'éclat de la lumière » ou « du soleil », non pas en ce sens que le démon serait brillant comme le soleil, ou selon une conception dont on ne trouve guère de tracée dans le /Îig-Veda ^, représenterait le soleil lui-même, considéré comme malfaisant en temps de sécheresse : Svarbhànu avait au contraire obscurci le soleil, si bien que les êtres étaient « comme un insensé qui ne sait plus où il est », V, 40, 5. C'est quand Indra l'a frappé qu'Atri retrouve le soleil caché par les ténèbres « contraires à la loi », ibid, 6; 8 et 9. Le démon ainsi désigné est donc « celui qui a en sa possession le soleil ». Son nom et celui de Svavrish^i expriment les deux sortes de phénomènes attribués à la puissance malfaisante de l'ennemi mythique d'Indra, la sécheresse et l'obscurité.

Nous retrouverons d'autres noms de démons dans l'étude que nous consacrerons aux protégés d'Indra et aux exploits qu'il accomplit peureux.

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