Voir plus haut, p
dérobées, VI, 28, 3 et 4. N'oublions pas que celles qu'il donne lui-même à ceux qui lui offrent le Soma, I, 81,7, peuvent être les vaches cachées, 1, 121 , 4, de l'atmosphère et du ciel, c'està-dire les eaux ou les aurores, et que l'impie ou « l'avare » auquel il les enlève peut être le démon qui retient les trésors célestes ^
n y a aussi tel passage où l'on trouve exprimée la erojanceque les dieux tiennent compte, et des moyens, et de rintention du sacrifiant. Indra ne punit que chez le « riche » l'omission du sacrifice du Soma, X, 160> 4, cf. IV, 25, 7 ; Vin, 45, 15, et Agni agrée sans doute cette excuse, touchante dans sa simplicité, Vin> 91, 19 : « Je n'ai pas de vache... et cependant, malgré ma pauvreté, je te présente mon offrande. » D'autre part, la protection d'Indra n'est promise, au vers X, 160, 3> qa*à celui qui lui offre le Soma « volontiers d et « de tout son cœur », à celui qui « l'aime », deva-^âmah, et l'auteur du vers VIII, 11,4 croit qu'Agni « ne goûte pas le sacrifice du mortel trompeur, même quand il est près de lui » . Nous reviendrons dans la quatrième partie sur le prix que les dieux attachent à la sincérité', et plus généralement sur la portée morale des croyances védiques. Mais nous y verrons aussi que les attributs d'une providence rémunératrice du bien, et surtout ceux d'une providence vengeresse du mal sont ordinairement réservés à un groupe particulier de divi^uités. Dans le culte des autres dieux, et particulièrement dans celui d'Indra, les rapports do la terre avec le ciel ont, sauf d'assez rares exceptions, un caractère singulièrement moins élevé.
Tout d'abord, le prix que l'homme espère de son sacrifice^ lors même qu'il le considère comme une récompense que la divinité lui accorde par un acte volontaire et libre, semble n'être le plus souvent que le salaire de l'offrande matérielle, c'est trop peu dire, de l'offrande réellement consommée par le dieu auquel elle est destinée. Nous ne nous arrêterons pas à établir Tidée que l'offrando sert effectivement d'aliment ou de breuvage aux dieux. Il n'est pour ainsi dire pas d'hymne où elle ne soit exprimée, et on peut voir, en ouvrant le dictionnaire à l'artice ad « manger », et surtout à l'article pà « boire », l'usage que font les /lishis de l'impé-
t. Voir p. 215-218.