‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 133 sur 417 · Voir m, p · texte numérisé non relu

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6. Dadhârtdh^ au moyen, et non qu*ils « placent la foudre <laus les maini d'Indra ». Voir plus hnut, p. 239.

suis le /?ishi Kaksîvat; je surpasse' Kutsa ^rjuneya; je suis Kàvja Uçanâ : regardez-moi ! » Le poète s'identifie aux anciens prêtres, aux personnages mythiques de Manu, de Kaksîvat, de Kâvya Uçanâ, pour faire entendre qu'il les égale ; c'est ce qu'indique bien la comparaison de cei au^e trait: (c Je surpasse Kutsa ^Irjuneya. » Il dit par exemple « Je suis Kâvya Uçanâ », comme un autre a dit « J'ai forgé à Indra la foudre que lui a forgée Kâvya Uçanâ », 1, 121, 12. Or, le même chantre s'attribue au vers 3 Tune des principales œuvres d'Indra, à savoir la conquête des quatre-vingt-dixneuf et des cent villes de Çambara, sur laquelle nous reviendrons plus loin. Il prétend de plus, au vers 2, s'être fait obéir de tous les dieux : mais l'auteur du vers VIII, 89, 1 dit aussi qu'ils marchent derrière lui. Enfin il se vante dans le même vers d'avoir donné à VAvydi la terre et les eaux, d'avoir donné au mortel pieux « la pluie * d : mais Devàpi, par exemple, dans l'hymne X, 98, se vante également d'avoir fait couler les eaux du ciel pour ÇamtanuMln'y a donc, selon moi, aucune bonne raison de mettre, comme on l'a fait, tout ce commencement de l'hymne IV, 26, dans la bouche dludra lui-même. Du reste, si c'était le dieu qui parlait, en s'identifiant aux anciens /{ishis, il proclamerait ainsi lui-même leur puissance. Ce serait une de ces comparaisons « retournées* » comme celle du vers VIII, 46, 14 « Indra est puissant comme la parole » qui nous a paru " l'un des témoignages les plus frappants de l'efficacité propre attribuée à la prière. Mais la première interprétation me semble préférable. Elle est confirmée par le rapprochement du vers 9 de l'hymne X, 120, où nous voyons qu'un /lishi nommé Brihaddiva, qui, d'après le vers précédent, parait être l'auteur même de l'hymne , a déclaré qu'il était Indra, avoccU SDÛm tanvam indram eva. L'auteur de l'hymne IV, 26 ne faisait que s'attribuer les œuvres d'Indra, en s'assimilant d'ailleurs aux anciens itishis. Celui de l'hymne X, 120 s'assimile à Indra lui-même.

1. Pour le sens de ny riuje, cf. surtout VIII, 79, 4 . î. Voir plus haut, p. 185, eu note.

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