‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 139 sur 417 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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hommes ne pouvait manquer de l'être aussi au Soma pressé par les dieux, par Tri ta, par exemple, II, 11, 20, ou par Vishnu, Vni, 3, 8, et plus généralement au Soma céleste, au Soma que lui apporte l'aigle, X, 144, 5, cf. 6, à celui qu'il boit chez Çaryanâvat, VIII, 39 et 40; IX, 113, 1^ Nous avons déjà cité le vers X, 113, 8, cf. 1-2, où il est dit que tous les dieux ont accru sa mâle vigueur a avec une éloquence accompagnée de Soma », c'est-à-dire parle Soma en même temps que par la prière. Mais les Aishis n'ont fait qu étendre au Soma céleste les effets du Soma terrestre, comme ils n'ont conçu l'action fortifiante que celui-ci est supposé exercer sur Indra, que par celle qu'il exerçait réellement sur eux-mêmes, 111,62, 15.

Cette action, on le sait , est celle de l'ivresse ^, mais d'une ivresse salutaire, et de même que les offrandes solides sont considérées comme des aliments qui nourrissent réellement le dieu, l'offrande du Soma passe pour lui communiquer une excitation puissante, qui double son énergie et le dispose au combat. Le Soma l'excite à vaincre, VIII, 15, 13 ; IX, 111, 3- C'est dans l'ivresse du Soma, somasya made, selon une expression consacrée, II, 15, 1-9; VI, 27, 1; ViU, 32, 1, et pamm, qu'il a accompli tous ses exploits ^. Quand Indra a bu le Soma, nul ne peut triompher de lui dans les combats, VI, 47, 1. C'est en buvant le Soma qu'il aiguise sa foudre, VIII, 65, 9. Le Soma aiguise la « pierre du ciel » pour Indra^ VII, 104. 19 ; il fabrique à Indra ses armes, IX, 96, 12, cf. VI, 41 , 2 ; IX, 106, 3; il l'aiguise lui-même, X, 28, 1, comme une arme. La coupe aiguise à la fois la force et la foudre d'Indra, VIII, 15, 7 ; elle le fait a frapper »,IiI^ 31, 13, et <c conquérir », VI, 19, 2, en même temps qu'elle le fait croître en un instant, ibid. C'est quand elle l'a excité qu'il tue les ennemis, I, 102, 7. L'ivresse d'Indra est victorieuse dans les combats, VIII, 15, 4 ; elle est conquérante et invincible, VIII, 46, 8, et on lui donne l'épithète d'Indra luimême, vritra-lianlama, « grande tueuse d'ennemis»» ibid., en même temps que celle de ajo-dâtama « grande donneuse de^ force», Vni, 81,17.

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