Nom de Soma. Voir ci-dessus p
5. Le séjour du père, de Varuna, presque confondu dans cet hymne avec Vritra, (Voir III, p. 145 et luiv.).
aus^ le Soma (si ce n'est TAgni)/ caché qui est désigné par le nom de «c dormeur » 'au vers I, 51, 3, où nous lisons qu Indra « en compagnie de ce dormeur, a apporté la richesse à Yimada » . Mais il est permis de croire que le Soma caché, plus naturellement considéré comme une conquête' d'Indra, n'est devenu son allié qu'en vertu de la conception qui fait du sacrifice, dans le ciel comme sur la terre, le plus puissant secours qui puisse être apporté au dieu guerrier. Le vers II, 22, 1 nomme le sacrificateur céleste qui a « pressé » le Soma, et donné ainsi à Indra un « compagnon » dans ses combats : ce sacrificateur est Visbnu.
L'alliance de Soma avec Indra est un trait essentiel de la religion et de la mythologie védiques qui a trouvé son expression dans le couple Indrâ-Samâ^. Les Aishis ont aimé à apparier leurs dieujt ^ Plusieurs des couples qu'ils ont ainsi formés rappellent l'opposition du ciel et de la terre ^, ou plutôt du monde invisible et du monde visible ^. Les deux principales divinités liturgiques, Agni et Soma, sont aussi invoquées ensemble, I, 93 (en entier); X, 19, 1; 66, 7\ Enfin Indra forme couple avec chacun des dieux du sacrifice. Npus retrouverons plus loin le couple d'Indra et Âgni, et celui dlndra et Brihaspati ou Brahmanaspati^
1 . Voir plus haut, p. 79, et note 1. 9. Voir plus haut, p. 195.
3. Les deux noms sont l'un et Tautre au duel. Il en est de même pour tons les couples. Voir p. 115-146.
4. Quatre couples sont invoqués à la fois au vers VII, 35, 1. Ce sontoeax qu'Indra forme avec Agni, avec Varuna, avec Soma, avec Pùshan.
5. Je n*en vois pas dont on puisse démontrer qu'ils représentent aniqaement Topposition de Taurore et de la nuit (sur Mitra et Varuna, voir III, p. 110, mais aussi p. 12iK et 129), quoique ces phénomènes, sous leurs noms vulgaires, forment eux-mêmes un couple fréquemment invoqué comme celui du ciel et de la terre. Le couple du soleil et de la lune est extrêmement rare (voir I, p. 157).
6. Cf. Topposition du père et du fils (p. 98 et suiv.). Les deux principaux sont le couple de Mitra et Varuna (voir III, p. 110, et suiv.), auquel on peut comparer ceux de Soma et Rudra (III, p. 32), d'Agni et Parjanya {Ibid., p. 26), peut-être aussi celui de Soma et Pushan (voir plus bas le chapitre de la troisième partie consacré à Pûshan), et le couple dlndra et Varuna, c*est à-dire du dieu guerrier opposé au dieu souverain (III, p. 139 et suiv.). Nous consacrerons une étude spéciale au couple des Açvins. .
7. Comme exemples de couples formés de deux personnages analogues, on peut citer encore celui du vent, Vâta^ et du nuage, Parjanya^ VI, 49, 6 ; 50, 12; X, 65, 9; 66, 10. Indra forme également couple avec les phénomènes sur lesquels s'exerce son action, avec le vent, Vàyu, (voir Grassmann, s. ▼. Indrdvâyû), et le nuage, (t6û/., Indràparyatâ).
8. Nous verrons aussi que ceux d*Indra et Vishnu, d'Indra et Pûshan peuvent être interprétés de même. Ajoutez le couple dlndra et d'un sacrifica-
Celui d'Indra et Soma est invoqué dans plusieurs passages, I, 164, 19; II, 30, 6; VII, 35, 1 ; IX, 19, 2. U l'est particulièrement aux vers IV et V de l'hymne IV, 28, dont nous avons déjà cité les deux premiers vers, qui rapportent les succès dlndra à son alliance avec Soma : ils ont triomphé ensemble de l'ennemi, ils ont fendu l'étable de la vache et du cheval. Leurs exploits communs sont célébrés avec plus de détails aux vers I-FV de l'hymne VI, 72 : Indra et Soma ont conquis le soleil et chassé les ténèbres ; ils ont fait briller l'aurore; ils ont étayé le ciel et étendu la terre ; ils ont frappé Ahi Vritra qui avait enveloppé les eaux, et ont fait couler les torrents des rivières ; ils ont mis le « cuit » (le lait cuit) ^ dans les entrailles « crues » des vaches ; ils ont saisi le « brillant » (le lait brillant) qu'elles n'ont pas retenu. Indra et Soma sont encore invoqués ensemble dans l'hymne VII, 104, comme tueurs de Raksas. Us les frappent avec l'arme céleste qu'ils ont eux-mêmes fabriquée, qu'ils ont tirée des montagnes, c'est-à-dire des nuages (vers 4). Le Soma, assimilé ailleurs à la foudre d'Indra, devient ici, avec Indra lui-même, à la fois le forgeron et le porteur de la foudre.
Dans certaines formules, le rôle des deux alliés est interverti. Ce n'est plus Soma qui aide Indra, c'est Indra qui aide Soma, VIII, 85, 13. Soma, avec Indra pour allié, cf. IX, 11, 9, a triomphé du Pani dès sa naissance et dérobé les armes du méchant père^ VI, 44, 22. Il a donné aux aurores un bon époux'; il a mis la lumière dans le soleil et le (lait) cuit dans les vaches ; il a étayé le ciel et la terre, ibid. 23-24 ; enfin, il a trouvé dans les espaces du ciel Vamvita caché, ibid,, c'est-à-dire que le Soma visible a trouvé le Soma invisible, cf. IX, 96, 18*. Les formules qui montrent Indra venant en aide à Soma rappellent celle du vers III, 36, 1, d'après laquelle Indra « rend l'offrande conquérante » . Leur intérêt est dans ce fait que Soma y prend le rôle principal. *
Les victoires dues à l'ivresse d'Indra sont ainsi directement
t«ur mythique, Kutsa, et comparez ralliance d^Indra avec les Angiras, avec !•! Maints, arec les Hibhus.