‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 150 sur 417 · Voir encore plus bas, p. 271 et · texte numérisé non relu

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la relation qui existe, dans le sacrifice céleste comme dans le sacrifice terrestre, entre les deux éléments essentiels du culte, le Soma et la prière.

Dans les figures qui concernent les prières, les hymnes de louange adressés à Indra, on ne peut s*attendre à rencontrer des expressions aussi crues que dans celles qui décriyent ringurgitation du breuvage sacré. Il en est pourtant qui doivent attirer notre attention. Nous passerons rapidement sur celle qui fait des hymnes de brillants vêtements dont on pare le dieu S V. 29, 15, ou un onguent dont il est « oint », VI, 69, 3 (cf. V, 39, 5), ou des liens * au moyen desquels on le garde en sa puissance, I, 61, 4. Mais il faut nous arrêter plus longtemps à celle qui assimile les prières à des épouses cherchant à le séduire ^.

Les prières, les chants caressent, embrassent Indra, comme des épouses embrassent leur commun époux, I, 62, 11, cf. 10 ; 186,7 ; X, 43, 1, et lui témoignent un amour qui est payé de retour, uçalir uçaniam^ I, 62, 11. Les chants s'élancent « insatiables » vers Indra, vers le « taureau » qui est leur époux », I, 9, 4, cf. VI, 17, 2. On souhaite que les chants plaisent à Indra comme une femme à un homme amoureux, III, 52, 3 cf., IV, 32, 16. Les prières se parent pour Indra, leur antique époux, I, 61, 2, cf. III, 39, 1 et 2. Des allusions à la même image se rencontrent dans un grand nombre d'autres passages. Une formule comme celle du vers VIII, 69, 7. « La prière va au rendez-vovs d'Indra », rappelle celle du vers JII, 39, 1 « La prière se dirige vers Indra son époux ». Quand le poète adresse cette invitation an chantre « Eveille Vantant Indra », X, 42, 2, il pense évidemment à Vamante qui ne saurait être que la prière chantée. Nous avohs déjà* expliqué dans le même ordre d'idées le

1« L'hymne de louange est aussi la parure des Aibhus, IV, 36, 7. La com' binaison de cette figure avec ceUe qui fait de la prière une arme (voir cidessous), a pu donner, dans le style Tolontiers paradoxal et énigmatiqne des ifishis , la figure étrange : « Indra a frappé les ennemis avec de beaux vêtements », VI, 33,3. Il se peut aussi pourtant que dans ce passage atkaùi soit une faute pour arAâih. Mais, en tout cas ce dernier mot désignerait les prières, et, non, comme le veulent M. Grassmann et M. Ludwig, les éclairs.

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