Età Agni
6. On « charpente » aussi des prières comme des chars pour Agni, Y, 2, 11. pour les Açvins, Y, 78, 10, et le char de ces divinités paraît être identifié avec Vhymne au vers V, 74, 8, cf. III, 58, 5. La prière est encore comparée à un char au vers VU, 34, 1, cf. X, 119, 5. On invite Agni à s*atteler lai-méme à la prière comme à un char, X, 4, 6.
fait de la prière un char pour Indra ^ ». C'est par allusion à la même figure qu'on dit «cbarpenter des prières pour Indra* », VI, 32, 1 ^. Ailleurs, la figure du navire remplace celle du char : le poète envoie à Indra et Agnî son hymne comme une barque pour passer une rivière, X, 116,9.
D'autre part, l'hymne est comparé à un cheval que le prêtre rend pour lui poli et luisant (littéralement, oint) ce avec la cuiller », c'est-à-dire avec roflTrande qui Taccompague, I, 61, 5. La même comparaison est impliquée dans les passages qui nous montrent la prière a caracolant y> en sortant du cœur, III, 39, 1 *, cf. X, 47, 7, le prêtre envoyant à Indra une prière « attelée par l'esprit », VIII, 13, 26, cf. IX, 100, 3 et IV, 23, 5, les prêtres invoquant Indra pour qu'il attelle les prières qui les sauvent, VII, 27, 1. Les chevaux qui, selon l'étrange expression du vers V, 31, 9, doivent a traîner » Indra et Kutsa « par l'oreille^ », ne peuvent représenter aussi que la prière ^, comme la roue de char que les prêtres tournent (fabriquent) «à l'oreille d'Indra», cf. VIII, 86, 12. Les deux Haris d'Indra, que nous avons déjà vus identifiés aux Somas, le sont également aux prières ^ C'est a avec la pensée » que les /tibhus ^ ont fait les deux Haris ^ III^ 60, 2, qui sont attelés par la parole, I, 20, 2.
1. Le nom d'Indra est remplacé par celai des Açvini dans une formnle semblable au vers X, 39, 14.