‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 172 sur 417 · Voir plus bas, p · texte numérisé non relu

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Âgni, comme Soma, est un ami d'Indra, Y, 29, 7, et forme avec lui un couple auquel sont adressés plusieurs hymnes entiers, I, 21 ; 108 ; 109 ; III, 12 ; V, 86 ; VI, 59 ; 60; VII, 93 ; 94; VIII, 38; 40> et nombre d'invocations détachées, V, 45, 4; 46, 3; VII, 35, 1 ; X, 116, 9; 128. 9 ; 161, 4 et passim *. Ce couple, dont la grandeur est célébrée en termes magnifiques, 1, 109, 6; V, 86, 2; VI, 59, 9; VIII, 40, 4, doit exprimer principalement la coopération du sacrifice avec la force divine. Sans doute Agni représente le soleil et Téclair aussi bien que le feu du sacrifice, et certains textes attribuent expressément aux deux personnages du couple Indra-Âgni le même séjour, X, 65, 2^ ou les représentent ensemble dans le ciel, ainsi que dans les autres parties de l'univers, 1, 108, 7- 12. Mais les formes célestes du feu elles-mêmes jouent, dans un sacrifice mythique^ un rôle analogue à celui du feu ter*restre dans le sacrifice réel, et, en tant qu'elles sont désignées par le nom d'Agni, leur participation aux exploits d'Indra trouve son explication la plus naturelle dans l'ordre des idées liturgiques. Agni garde d'ailleurs si bien, dans son union avec Indra^ son caractère du feu sacré, qu'en prenant sa part des attributs guerriers de son allié, il lui communique lui-même, comme on le verra tout à l'heure, ses attributs sacerdotaux. En efiet, Indra et Agni, confondus par le prêtre dans un même hymne de louange, VIII, 38, 4, sont souvent considérés comme n'ayant plus qu'une seule et même nature, I, 108, 3. Les traits de leur commun caractère sont alors empruntés pour la plupart au personnage d'Indra. Ils reçoivent ensemble ' les épithètes vritrahan, I, 108, 3; III, 12, 4; VI, 60, 3; VII, 93, 1 et 4; Vm, 38, 2, et vriirahantama, VIL 94, 11. On célèbre leurs exploits dans les vrilrahatya^ 1, 109, 5; X, 65, 2. Vainqueurs ensemble et tous deux invincibles, m, 12, 4; Vin, 38, 2, dans les combats, I, 109, 6; V, 86, 2-3, ils sont invoqués par ceux qui ont des guerres à soutenir, VI, 59, 7 et 8; VII, 93, 5; VII, 40, 7; car celui qui les honore triomphe de son ennemi, VI, 60, 1. Ils frappent les ennemis Arya,s et les ennemis Dâsas, VI, 60, 6. Tous deux sont des « briseurs de forteresses », I, 109, 8, et tous deux portent à la main l'arme par excellence d'Indra, c'est-à-dire la foudre, ibid. ; VI, 59, 3; Vn, 93, 4. Ils ont ébranlé les quatre-vingt-dix forteresses du Dâsa, m, 12, 6, qui doit être ici le démon. Au vers VI, 60, 2, ils s'emparent de vive force de la lumière,

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