Voir p. ttft
en outre que le culte védique est un culte essentiellement individuel, on comprendra facilement qu'un démon ait pu être considéré comme Tennemi particulier d'un sacrifiant ou d'un prêtre.
Enfin, il est permis de croire, parlons mieux, il semble probable à priori qu'un certain nombre au moins des légendes dont nous entreprenons l'étude conservent le souvenir de guerres réelles, que non seulement les favoris d'Indra, mais encore leurs ennemis sont quelquefois des hommes. Cependant, même alors, et ce ne sera pas la conclusion la moins intéressante de notre étude, il faut reconnaître que les détails de la légende, toutes les fois du moins qu'ils sont suffisamment circonstanciés, suggèrent l'idée de combats célestes plutôt que de combats terrestres, c'est-à-dire que les événements supposés réels sont en tout cas décrits avec les formules consacrées de la mythologie. Ce sera un exemple à ajouter à tous ceux que nous avons donnés déjà de l'assimilation des choses de la terre à celles du ciel, et ce sera aussi la raison qui nous interdira, tout en admettant d'une façon générale qu'un certain nombre de nos légendes doivent avoir un fondement historique , d'attribuer décidément ce caractère à aucune d'elles en particulier.
Tous les protégés d'Indra n'offrent pas le même intérêt pour notre étude. Il en est dont nous ne connaissons guère que le nom. Tels sontÇâryâta*, I. 51, 12 ; III, 51, 7, Ruma, Vni, 4, 2, Pfithî 2, X, 148, 5, Tuji, VI, 26, 4 ; X, 49, 4, Dîrghanîtha, Vâl. 2, 10, Pushfigu, Çrushtigu, Vâl. 3, 1, Pfishadhra, Daçaçipra, Vâl. 4, 2, etc. On invite Indra à boire le Soma comme il Ta bu autrefois chez eux, et à récompenser ses nouveaux suppliants comme il les a récompensés. Nous n'en savons pas plus long sur Adhrigu^ ; Indra Ta secouru, VIII, 12, 2*. PakthaS VM. 1, 10, est peut-être le chef de la race des Pakthas, VII, 18, 7, qui sont mentionnés dans la description du combat de Sudâs^. Ikshvâku
1 . Caryàta, dont CAryâta descend peut-être, est un protégé des Açvioa, ,112.17.
2. Qai est aussi un protégé des Acvins, VIII, 9, 10, et. I, 112, 45.
3. Le mot adhrigu^ dont le sens paraît être a irrésistible», est une épitbèie appliquée, tantôt aux hommes, tantôt aux dieux (voir Grassmaun, Wcirterbuch, S.V.),