‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 183 sur 417 · Voir I, p. 31 et suiv · texte numérisé non relu

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— sceaux autres représentants du feu ou du Soma, comme, in- Tersement, dans les derniers rameaux des races qui portent les noms d*Angiras, de Vasish^ha, etc., nous sommes forcés de reconnaître des familles réelles. Sans doute, le caractère surnaturel des œuvres qui sont souvent attribuées aux Pitris n'est pas à lui seul une raison suffisante de regarder les personnages désignés par ce nom générique comme des êtres purement mythiques ; car les Rishis védiques vantent parfois en termes tout aussi hardis Tefficacité de leurs propres sacrifices, et les Pitris dont ils célèbrent les prodiges sont au moins une fois expressément appelés des Pitris «c humains », IV, 1, 13. Disons mieux. Les formules mêmes où figurent des noms d'origine aussi évidemment mythique que celui d'Angiras, pouvaient, dans la pensée des poètes qui les répétaient, exprimer l'efficacité d'un sacrifice terrestre semblable à ceux que célébraient encore les familles réelles qui portaient ces noms. Il n*en reste pas moins établi que les premiers Angiras étaient des représentants du feu, et que les formules concernant les Pitris en général semblent modelées sur celles qui conservaient le souvenir de ce mythe primitif. Dans les unes comme dans les autres, la croyance à Tefficacité propre et absolue du sacrifice paraît se confondre avec la conception qui fait du feu, sous ses difiFérentes formes, le père et le prototype de tous les sacrificateurs terrestres et célestes.

Nous avons déjà cité * un bon nombre de passages constatant Faction que les pères en général, et les Àngiras en particulier ont exercée par le sacrifice sur les phénomènes célestes. Ils ont, par exemple, délivré les vaches aurores. Or l'aurore a aussi brillé pour le Navagva et le Daçagva, IV, 51, 4, et les Navagvas ont, par le sacrifice, conquis l'amitié de cette fille, X, 61, 10, cf. 11, qui est en même temps l'amante de son père, ibid. 7, et dans laquelle nous avons reconnu une forme de la femelle céleste cachée, aurore ou nuée *.

D'après le vers IX, 86, 23^ c'est Soma qui a « ouvert retable» pour les Angiras. C'est par lui que les pères anciens ont accompli leurs œuvres, IX, 96, 11, et fait sortir les vaches de la montagne en la brûlant, IX, 97, 39. Enfin, il

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