Il faut sans doute lire marjayase au lieu de marjayoêi
IK, 67, 18. Enfin les vaches qui ont «fait» Soma «au moyen des bouches», IX^ 60, 3, sont probablement encore les prières. C'est p<^ut-étre la même idée, eojafibinée avec eette autre idée que la mère de Soma est en jnèmQ temps sa fille, qui peut donner le mot de Ténigme suivante, X, 53, 11: «I|s ont, dans une pensée seerè^e, par une parole * mystérieuse, mis la femme dans le fœtus et le veau dans la bouche. » La femme dans le fœtus serait la mère naissant de son fils, et le veau dans la bouche, le Soma fils de la prière.
Les prières ont donc été considérées toijp à tour, ou même à la fois, en dépit du paradoxe ou de Tinceste, comme les filles, comme les épouses et comme les mères de Soma. Gomme mères et comme épouses, elles sont souvent assimilées à des vaches. Les poètes les représentent encore de même dans d'autres passages où la nature de leurs rapports avec Soma H*est pas précisée, IX, 72, 6. Les prières qui mugissent, IX, 66, 11, ne peuvent être aussi que des vaches. Au vers IX, 07, 34, cf. 35, par une curieuse interversion des termes, il est question tour à tour de « vaches » qui « implorent » le va? cher, et de « prières » qui s'avancent ^n a mugissant » vers Soma. Les vachei} mugissent après leur veau. Les prières qui mugissent après Soma, IX, 90, 2; 106, 11, comme des vaches, IX 04, 2, ont donc pu être considérées comme ses mères. Au vers IX, 34, 6, c'est Soma, mugissant lui-même, qui fait mugir les chants comme des vaches. Oette formule pourrait aussi s'appliquer au mâle au milieu de ses fsmelles.
Les éléments femelles du sacrifice oorrespondent aux élé> ments femelles des phénomènes célestes, et la prière correspond tout particulièrement à la voix du tonnerre. Les passag0s oA noua voyons Soma «engendrer la parole», étant rev'êtu des eaux, 1%,^ 78, 1, ou mettre en mouvement à la fois la parole et les eaux, IX, 62, 05 et 26, cf. IX, 35, B et 5, qu'il précède, IX, 62, 25 et 26 ; 86, 12 ; cf. 00, 1 ; 106, 10, semblent bien contenir au moins une allusion au Soma-éclair précédant la voix du tonnerre et répandant les eaux du ciel. De même la mer, IX, 107, 21, au milieu, ou, selon Texpression du vers IX, 12, 6, au « sommet )» de laquelle il excita, il met en mouvement la « parole », si elle n'est pas la mer céleste elle-même, en suggère au moins