Et pour les Açrins, X
â. Second exemple, omis par mégarde, I, p. 52^ du mot6/tri^u au sîngu*
Beroaionb, La Religion védique, il. il
Dans l'hymne X, 105, où nous ayons cru reconnaître, à travers Tobscurité probablement intentionnelle du langage, des traces de Tidentiâcation des Haris dlndra aux Somas \ les vers 6 et 7 peuvent être entendus en ce sens qu'Indm, devenu, comme il arrive quelquefois^, un chantre, se serait fait à lui-même, de l'hymne céleste qu'il entonne (prâslaut) avec ses compagnons, une foudre ^, comme Mata" riçvan *. Il résulterait de là que Mâtariçvan a été considéré comme forgeant à Indra^ ainsi que les prêtres en général, une foudre liturgique. En tout cas, Indra a bu le Soma chez Mâtariçvan, Vâl. 4, 2, et il lui a donné des étables pleines de vaches, X, 48, 2.
Les Uçij ont « trouvé la voie » en offrant le sacrifice à Indra, et ils ont par sa faveur obtenu de grands biens, II, 21, 5, cf. X, 104, 4. Il a aidé les Uçij ses amis, il a fait triompher leur hymne dans les combats, et ils ont conquis les rivières « l'une après l'autre », I, 131,5. Ce dernier trait conviendrait bien à la description de la marche victorieuse des ilryas à travers Tlndus et ses affluents. Mais il n'y faut voir qu'un nouvel exemple de la confusion des combals célestes et des combats terrestres, avec cette particularité que c'est un détail des seconds qui parait avoir été ici appliqué aux premiers. Les victoires des Uçij, ces sacrificateurs immortels, III, 2, 9, cf. I, 60, 2, sont certainement des victoires mythologiques. Au vers IV, 16, 6, on ne peut douter que les eaux délivrées par Indra en compagnie de ses amis les Uçij soient les eaux célestes, et les Uçij en <c fendant la pierre avec leurs paroles », en « ouvrant Tétable pleine de vaches », cf. IV, 1, 15 ; VII, 90, 4 ; X, 45, 11 ^ y jouent exactement le rôle que nous avons vu attribué aux Angiras, cf. ibid,, 8. Les vaches renfermées dans Tétable peuvent d'ailleurs représenter les aurores aussi bien que les eaux, et nous voyons en effet au
lier. Le mot yati , qui raccompagne dans ce passage et au vers VIII, 6^ iS, désigne peut-être déjà dans la pensée de l'auteur une famille, une race particulière. Mais il pourrait bien aussi y être pris comme nom commun dans le sens resté classique d' « ascète ». Je n'hésite guère à loi donner ce sens au vers 7 de Thymne X, 72 : dans cet hymne^ plein de spéculatiooa très avancées sur l'origine des choses, on ne peut s'étonner que les dieux occupés à organiser le monde soient comparés à des « ascètes » .