Cf. ce qui a été dit des trois feux, I, p
Les prières ne sont pas les seules mères du Soma terrestre que la mythologie védique ait introduites dans le ciel. Le Soma descendu sur terre passe pour être né auss^ là-haut d'une plante, IX, 61, 10, et il est dit des plantes en général qu'elles sont descendues du ciel, X, 97, 17.
Le mot kshipah, qui désigne ordinairement les doigts occupés à la préparation du breuvage sacré, IX, 14, 7; 79, 4, est également employé au vers IX, 86, 27, où il est question de la purification du Soma « sur le troisième plateau, dans l'espace brillant du ciel ». Il est vrai que ce mot nous a paru avoir proprement le sens de «flèche», et qu'il n'aurait désigné les doigts du sacrificateur qu'en tant qu'ils étaient assimilés aux flèches, c'est-à-dire aux rayons qui distillent la lumière du soleiP. Mais le nombre «dix» qui détermine l'application de ce terme aux doigts, IX, 8, 4; 15, 8 ; 46, 6 ; 80, 5 ; 85, 7 ; 97, 12 et 57, raccompagne également au vers IX, 61, 7, où le Soma, fils des rivières, qui a brille avec les ^dityas », ne peut guère être que le Soma céleste. Il est, je crois, permis de voir au moins une allusion aux doigts, et dans cette formule, et dans d'autres encore, concernant également le Soma céleste, où figure le même nombre. Point de difficulté pour les dix sœurs qui lancent Soma comme un char dans le sein d'Âditi, IX, 71, 5, ni pour les dix qui le purifient en même temps que les sept rivières*, IX, 92, 4. Les dix Harits' qui purifient Soma, IX, 38, 3, ont avec les doigts le même rapport que les dix « flèches », puisqu'elles représentent comme elles les rayons du soleil. Ces cavales ailées qui traînent le Soma-Soleil, IX, 86, 37, cf. 63, 9, comme les doigts mettent en mouvement le Soma du sacrifice, sont en même temps ses nourrices, IX, 86, 37. À.u vers IX^ 56, 3, les dix jeunes femmes qui ont « appelé » Soma comme un amant, sembleraient plutôt représenter les prières, et celles-ci, en efi'et, figurent encore au nombre de dix dans un autre passage, IX, 93, 1. Mais je ne puis voir là qu'une confusion des formules relatives aux « sept » prières * et de celles qui font allusion aux dix doigts. Les filles^ du prêtre mythique Vivasvat, qui ont purifié Soma, IX, 14, 5,