‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 212 sur 417 · Littéralement t le gâteau njpuro\ûç · texte numérisé non relu

Littéralement t le gâteau njpuro\ûç

gère bien l'idée d'ane rivière céleste, «c la grande rivière qui renferme toutes les vaches ». L'auteur du vers I, 61, 11, à propos du même événement, joue sur le nom de Turvîti, en disant qu'Indra « qui fait traverser », iurvani, a fait un gué pour celui qui traversé, iurvtU^. Au vers I, 36, 18, enfin, Tarvlti figure avec Turvaça et Yadu dans rénumération des personnages que le suppliant appelle par l'intermédiaire d'Agni c( comme une force contre le Dasyu ».

Si Vayya* est identifié avec Soma, Turvtti est, au vers 1,112, 23, rapproché du personnage incontestablement mythique de Kutsa Ârjuneya^. Bref, la réalité historique de Turvîti et de Vayya soulève les mêmes doutes que la réalité de Turvaça et Yadu, et même quelques-uns de plus. Les nouvelles raisons de doute sont d'ailleurs dans une certaine mesure applicables à Turvaça et Yadu, en vertu de l'analogie des deux couples. Enfin cette analogie même est un dernier et peut-être le plus fort argument en faveur du caractère mythique, soit des personnages eux-mêmes, soit tout au moins des formules où s'est fixé le souvenir de leurs aventares.

§ XIV. — Druhtu bt Ano.

Les passages où ces deux noms ensemble sont rapprochés de ceux de Turvaça et de Yadu ont été déjà cités *. Ils figurent encore ensemble au vers VII, 18, 14. Mais chacun des deux est en outre employé plusieurs fois seul, et ils ne paraissent pas former un couple aussi étroitement uni que celui de Turvaça et Yadu,

Le mot druhyu, tiré de la racine druh, qui a formé sans suffixe un autre mot désignant la tromperie personnifiée, le démon, semble lui-même un nom essentiellement démoniaque. En fait^ les Druhyus sont rangés parmi les ennemis d'Indra et de son protégé Sudâs au vers 14 de l'hymne VII, 18, et au vers 12, le nom de Druhyu est construit au singu-

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