‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 217 sur 417 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LES MARUTS

Le premier trait à relever dans le mythe des Maruts, c'est qu'il nous montre un certain ordre de fonctions mythiques remplies, non plus par un dieu unique, mais par tout un groupe de personnages divins. Ces personnages sont d'ailleurs entièrement semblables entre eux. Non seulement, ils ont la même demeure (littéralement le même nid), I, 165, 1; VIT, 56, 1, et, toujours réunis* [sajoshas^ V, 57, 1 et passim), ils brillent ensemble, I, 166, 13, d'un même éclat, I, 165, 1, et n'ont aussi qu'une même pensée, V, 87, 8; VIII, ^, 1 et 21 ; mais ils h'ont tous qu'une essence unique, VIII, 20, 13. On lit, au vers V, 55, 3, qu'ils sont nés ensemble, cf. I, 37, 2 ; 64, 4 et VIII, 20, 21, et qu'ils ont grandi ensemble, cf. V, 56, 5; VII, 58, 1. Ils sont pareils comme des jumeaux, V, 57, 4. Ce sont, en effet, des frères entre lesquels il n'y a aucune distinction d'aîné et de puîné, V, 59, 6 et 60, 5. Parmi eux, nul ne commande, d'où cette question, appelant une réponse négative, I, 37, 6 : « Quel est le plus élevé d'entre vous ? » On ne peut, entre eux, distinguer un dernier, cf. VII, 59, 3, non plus qu'entre les rayons d'une roue, V, 58, 5, cf. VIII, 20, 12; aussi sont-ils comparés à des rayons partant du même moyeu, X, 78, 4.

Les rishis ne se bornent pas d'ailleurs à appeler les Maruts des frères et des jumeaux ; ils nomment leur père et leur mère. Nous traiterons plus bas de leur mère Priçni ; mais noas renverrons à la quatrième partie^ l'étude particulière que nous devons consacrer à leur père Rudra.

1. n est dit cependant, au vers V, 61, 1, qu'ils sont venus un à un. S* III, p. 31 et suivantes.

BvafiAiGNB, La ReUgion védique^ IL 24

C'est comme fils de Rudra qu'ils sonl eux-mêmes appelés souvent Rudras ou Rudriyas. L'identité ^des Rudras ou Rudriyas et des Maruts est certaine. Les Maruts reçoivent ces nouveaux noms dans un bon nombre de passages des hymnes<.qui leur sont exclusivement consacrés, celui de Rudras, aux vers I, 39, 4 et 7 ; 64, 3 ; 85, 2 ; 166, 2 ; II, 34, 9 et 13 ; V, 54, 4 ; 57, 1 ; 60, 2 et 6 ; 87, 7 ; VIII, 7, 12; 20, 2, cf. III, 32, 2 et 3; VIII, 13, 28; 92, 14; X, 64, 11 ; 92, 6 ; Vâl 6, 3, celui de Rudriyas, aux vers I, 38, 7;

II, 34, 10 ; V, 57, 7 ; 58, 7 ; VII, 56, 22 ; VIII, 20, 3, cf.

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