‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 228 sur 417 · Voir I, p · texte numérisé non relu

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BsROAioNB. La JKeiigion védique, II* ââ

(cf. aussi 1, 38, 2, et V, 60, 6, où les trois deux représentent peut-être les trois mondes), s'ils rappellent un passage analogue concernant les pitris» X» 15| 1 et 2, en rappellent aussi un autre où les trois mondes, la terre comprise, semblent donnés pour séjour aux i4àit7as en même temps qu*aax Ruàras> Vil, 35, 14. Ils peuvent s'expliquer d'ailleurs par Tassimilation des Rudras ou Maruts aux vents. Y, 54, 8, cf. Vm, 83, 9.

Le sacrifice des Maruts, comme en général les sacrifices des dieux ou des ancêtres, est le modèle de ceux des sacrificateurs actuels. C'est ce que nous avons eu déjà l'occasion de remarquer à propos des vers I, 87, 5 et 6. Et en effet les Idaruts ont, sous le nom de Daçagvas, accompli les premiers le sacrifice^ !!> 34, 12. Les poètes ne manquent pas de remarquer que l'hymne de louange, le culte, quand il leur est adressé, l'est à des dieux qui chantent eux-mêmes rhjjnne de louange, V, 53, 16, qui pratiquent le culte, I, 165, 14, cf. X, 77, 1. « Invoquons », dit l'auteur du vers V, 45, 4, Indra et Âgni dans nos hymnes; car c'est avec des hymnes que les Maruts offrent leur sacrifice* » Cf. VIII, 46, 17 et 18.

Les hymnes des hommes ne sont d^ailleurs pas une simple imitation des hymnes de Maruts. Ce senties Maruts qui, non seulement dirigent le sacrificateur, VII, 57, 2, cf. V, 54, 6 ; 61, 15 ; X, 78, 2, qui inspirent ses prières, ï, 165, 13, mais qui « donnent » aux hommes la prière^ II, 34, 7 ; X, 64, 12, cette prière « donnée par les dieux » que les hommes leur adressent. I, 37, 4, cf. VlH, 32, 27, d'où la qualification de rftMcfra, X, 61, 1, donnée à la prière terrestre.

Ce ne sont pas seulement les hymnes, ce sont aussi les éléments mâles du sacrifice qui viennent des Maruts. Ce roi fait par vibhvan (nom de l'un des jRibhus, lesquels soAt comme nous l'avons dit assimilés aux Maruts), ce roi que les . Maruts engendrent pour l'homme, ce guerrier « agité par les bras» WAiyù^a*, qui vient d'eux, V, 58, 4, ne peut représenter qu'Agni ou Soma. Je crois pouvoir en dire autant de ce héros^ de cet ordonnateur divin (asura) que les hommes demandent a«x Maruts, VII, 56, 24. On s'explique ainsi pourquoi le vers IV, 26, 4, qui célèbre le mythe de l'aigle apportant le Soma à «Manu», est adressé aux Maruts. Ils continuent à arroser la terre de la liqueur céleste, V, W, 8, contenue dans les eaux de la pluie. Leur sacrifice ea

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