‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 232 sur 417 · Voir ci-dessus, p. 387, note · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 387, note

àè Htïè BÛryH est mx AçTini^\ 6t aassi e&qû» SaràsTStt est iniL pillriè ^ àe qtfe Sftramft est aux Angiras. EDe représente là'fdfiféHe' céleste, toujours la même sons ms différents ûatai, et potrfant, âotts chacun de ces fiômsr» prendre diffé- TèniéÉ fortnén, mais intéressante ittirtottt, dans une analyse dé là Conception proprement védique de» mythes, par les âttrtbuts lltnr^ques qui en font le prototj^e de la prière httnîilûe*.

\ Éh qualité dé éfadfiflcatétirs célestes, les Harttts étaient nkttirellement appelés à devenir des alliés dlndra. Les passages qui le» associent à ce dieu, comme plusieurs vers de Fhymne I, 6, déjà cité, sont innombrables, cf. 1, 165; 169; 171 et passim. L'autenr du vers VII, 82, 5, oppose, comme nous lé verrons*, Indra à Varuna, par les relations qu'il constate, d'triie part entre Varuna et Mitra, de l'autre entre Indra et tes Maruts. Ces i-elations des Mamts avec Indra sont cens»ct^es pas les éplthètes marutvai « accompagna des Mamts a (Yôlr Or. s. V.), et marud^gana a accompagné de la troupe dés Maruts (tWrf., cf. 1, 101, 9; HL 82, 3; 47, 2 et 4; 52, 7; X^ )57, 3), appliquées A Indra ^, ou suffisant même à le désipïetiY, 42, 6; IX, 65, 10, ainsi que par le composé iWrdmafnlah, ÏI, 29, 8. Elles expliquent l'attribution à Indra d'une Jàntd dërtmè it acérée » comme celles des Maruts, X, 180, 2, et l'application à ces dieux de l'épithète çakra « puissant » ^tti appartient en propre à Indra, I, 160, 1. Indra en effet est comme leur frère aîné», I, 23, 8; VIII, 52, 12, cf, I. 170, 2. - - CTest atecleii Maruts qu'Indra a conquis la lumière, VIU, 65, 4, et, comme' nous l'avons vu dans l'hymne I, 6, au vers b, tf onvé les vaches 'aurores qui étaient cachées ; c'est avec éti^ aussi' qu'iL a étayé le ciel et découvert Tooéan (céleste), VI, 47, 6, cf. Vm, 86, 1. Ils l'aident à tuer Vritra, Vffl, 7,

*S4, Cf . I, 80i 11. Avec les Maruts pour amis, c'est-à-dire

*' i, Êll6 monte stlr lettt diaf , V, M, ë, eomme SétryA sur celui des Açrioi. - Sa Voir I,p* S28.

: S. A «apposer qu*il faille lire au vers I, 64, 9, par une correction du texte, % nom* de tlbdasi, la compagne des Maruts y gérait comparée â réclair- Mais, d*après toutes les analogies, elle doit, en qualité de personnage femelle, représenter moins Téclair que le tonnerre, « la voix» du nuage. Cf. 1, 38, 8, l'étfleiif « ifitligilMflt »« f ♦. Hl,p; 141. "

ft.AcftTeMV,.67,i«X, 12^-2) ee sont les Maruts ^ul re^lTent l'épithète tndravantah.

6. Voir la section consacrée à Rudra dans le ctaflpitre I 4« la qHfttrième partie, p. 31 et suiv.

pour alliés, Indra a fendu de sa foudre la tête de Vritrai et répandu les eaux, VIII, 65, 2 et 3, cf. III, 51 , 9, cf. aussi I, 80, 4. Ailleurs ce sont les Maruts eux*mémes qui, avec Indra pour allié, doivent frapper Vritra, I, 23, 9, cf. 7. Bn an mot^ Indra a accompli en leur compagnie tous ses exploit? divins, cf. V, 30, 8; X, 103, 8, et les hymnes 1, 100; 101 ; 165 et Ym, 65 en entier.

Comment les Mairuts ont-ils secouru Indra? C'est, d'^àprès les vers M, 35, 9; VI, 17, 11, en le fortifiant. Ils l'ont fortifié quand il se préparait à la lutté contre Vritra, X, 113, 3, ils lui ont donné la force, ils Tout fortifié dans les combats contre Ahi et contre Çambara, III, 47, 3* et 4. Nous cqnnaissons d*avAnce le senii d'une telle formule, Le9 Maruts, qne noua avons vus déjà souvent assimilés à des sacrificateurs, reçoivent aussi naturellement le nom de prêtres (juand ils figurent en compagnie d'Indra, V, 29, 3, cf. 1 et 2. Us Tho- Dorentpour le disposer au combat, III, 51, 8. Ce Soma que^ nous les avons vus presser, c'est Indra qui le boit, VIII, J2, 16. Ils le lui offrent en même temp^ qu'ils lui 'adressent leurs prières, 1, 165, 4, cf. VII, 31, 8 et 9, et le mettent ainsi en état de triompher d'Ahij V, 30, 6. C'est avec ces prièra3i çès hymnes, ces chants, I, 165, 11; 166, 11; 169, 8; V, 29* 1; Vin, 3, 7; 13, 28; 15, 9; 46, 17 et 18, modèles de ceux, que lui adressent les hommes {stomâh rudriydh, II, 11, 3), et dans lesquels ils célèbrent encore eux-mêmes les premiers exploits du dieu, I, 166, 7, que les Maruts ont^ fortifié Indra» I, 85, 2; V, 31, 10; X, 73, 1-3, assuré sa yictoire sur Vritra, lU, 32, 2-5, cf. I, 52, 9 et 15, ou 'Ahi, et par suite I écoulement des eaux célestes, V, 29, 2, 'cf. ]; 3; 6 et m, 51, 9. On les prie encore de chanter Thymne a meurtrier d^ Vritra D, avec lequel ils ont eux-mêmes fait la lumière» pour qu'Indra tue Vritra de sa foudre, VIII, 78, 1-3, cft 6. Nous avons déjà 'cité le vers "VII, 31, 8, où la prière des Maruts devient la compagne d'Indra. Sans doute les chants que les Maruts adressent^ à Indra représentent les bruits de la foudre ou des vents^ et d'autres passages portent en pror près termes qu'Indra a été loué par les vents, IV, 22, 4, par les éloges de V&jru ou du vent, J, 169, 4. Mais, gomme no)is l'avons dit déjà à une autre occasion, ils les représeotaiit en tant que ces bruits sont considérés comme les prières, las bynmo» d'un sacriftod céleste. Au ver» V» 29, 6» la prière desMaruieNçoitrépithàie tréiiêkMfha «oomposée an inshUibà

(mètre védique) »» et au vers VIII» 46, 17, la mention des chants que les Marnts adressent à Indra est expressément accompagnée de celle de leurs sacrifices.

Remarquons encore que les Maruts ne sortent pas de leur rôle de sacrificateurs en attelant les chevaux dlndra, I, 6, 2, ou en lui servant eux-mêmes d^attelage, I, 169, 2, et en lui présentant la foudre, cf. VIII, 7, 22 ; 02, 6 et 7, identique au Soma qu'ils pressent, I, 165, 4. La réciprocité des services que se rendent Indra et les Maruts, lÙ, 35, 9 ; 47, 3, rappelle aussi les passages qui constatent des rapports analogues entre Indra et les sacrificateurs en général.

Les exploits d'Indra sont quelquefois attribués directement aux Maruts. Ces dieux guerriers, I, 85, 8; V, 59, 5, qui viennent au secours de l'homme dans les combats qu'il livre à ses ennemis, Vn, 56^ 22; 59, 4; YIII, 20, 20, l'aident en particulier à conquérir les eaux et à « fendre l'étable au sommet du ciel », VI, 66, 8. Ils triomphent eux-mêmes de Vritra, VIII, 7, 23, cf. VI, 48, 21, sur qui ils conquièrent les eaux et le soleil, VŒ, 7, 22 et 23. Ils délivrent les vaches, n^ 34, 1, et leur trait est comme une hache ^ qui fend Tëtable et en fait sortir les troupeaux, 1, 166, 6. Mais il est permis de croire qu'ils empruntent dans les formules de ce genre les attributs du dieu auquel ils sont si souvent associés. Ils y restent aussi assimilés à des sacrificateurs. C'est en chantant' qu'ils ont « fendu la montagne », I, 85, 10, et fait briller le soleU, Vin, 29, 10.

Cependant, les relations d^Indra avec les Maruts ne sont pas toujours amicales. Le vers VIII, 12, 29, portant que les Maruts « ont cédé ».à Indra, peut déjà suggérer l'idée d'une lutte. D'après un autre passage, VIII, 7, 31, ils l'ont a abandonné ». L'une et l'autre formule rappellent des formules analogues appliquées aux dieux en général, et l'idée de défection pourrait bien n'être, comme nous l'admettrons pour celles-là, qu'une autre forme de l'idée d'hostilité '. Il faut remarquer le tour de la seconde : « Où donc étes-Tous? A qui réservez-vous votre amitié, que vous avez aban-

1. Si l'on admet la correction de M. Roth (dicL de Pét.). Bn toot cas la aaiu générai parait clair.

S. Ou en faisant de la musique.

3. Voir m, p. 76. Je douU fort qu'au vers VIII, 85, 7, les Maruts 8oi«ot distingué* des dieux qui ont alxandonné Indra. La seconde moitié de la itanee est une invitation à la réconciliation, qu*on peut rapprocher dei hymnes I, 166 et 170 (voir plus bas).

donné Indra ? » C'est d^ordinaire en ces termes que les hommes se plaignent d*6tre eux-mêmes oubliés par les dieux. On les retrouTe dans l'hymne I, 165, aux deux premiers yen et au treizième, où ce sont certainement les suppliants des Marnts qui parlent en leur propre nom (ainsi que dans les derniers vers de Thymne, 14-15), et qui se préoccupent de la concurrence que peuvent leur faire d'autres sacrificateurs. Mais tout le milieu de l'hymne, du vers 3 au vers 12, est rm dialogue entre Indra et les Maruts, où il est question (vers 6), comme au vers VIII, 7, 31, de l'abandon où ils l'ont laissé : «Qu'était devenue votre coutume (de combattre avec moi) que vous m'avez engagé seul dans le combat contre Ahi ' ? » Indra se plaint des M aruts comme les hommes, et c'est ce qui explique l'intercalation de sa querelle avec ces dieux dans l'hymne qui leur est adressé. Les Maruts d'ailleurs ne demandent qu'à se réconcilier avec Indra (vers 3, 5, 7, 9)y et le chantre espère qu'ils se réconcilieront avec luimime (vers 13-15). Indra, disent-ils^ a accompli de grands exploits, grâce à leur alliance, et ils sont prêts à combattre de nouveau avec lui (vers 7), avec le dieu qui « d'ordinaire ' est à eux » (vers 5). Mais Indra revendique pour lui seul l'honneur de ses victoires (vers 8 et 10) : il a triomphé seul, sans les Marnts (vers 6), qui reconnaissent en effet sa toutepuissance (vers 9). Cependant, il reconnaît à son tour que « leur prière l'enivre » (vers 11, cf. 12). Ce qu'il lui faut, ce qui l'attire, c'est le sacrifice, avec ses deux éléments essentiels, la prière et le Soma (vers 4), et c'est sans doute l'omission du sacrifice qui l'avait irrité contre ses alliés ordinaires.

Au vers 3 de l'hymne I, 170, dont une partie est également consacrée à la querelle (vers 2) et i la réconciliation (vers 5) d'Indra et des Maruts, c'est à Âgastya qu'Indra reproche de le négliger, de ne lui faire aucune offrande. C'est probablement une prière du même Agastya aux Maruts qui est insérée, un peu artificiellement, dans l'hymne I, 171, dont elle forme le vers 4 ; il s'y excuse d'avoir, par crainte

1. Cette formule pourrait, il est vrai, i*eu tendre comme celle du T«n rv, 19, i : « Lee dieux ehoisiisent Indra seul pour combattre Ahi. » Maie eêlie-ci ménie, surtout si on ne la sépare pas du vers suivant^ peut passer pour un écho lointain et altéré de lliostiliié qui a existé entre Indra et les dieax. (Voir III, p. 77.)

t. Proprement : f selon sa coutume •• CTest ce terme de i coutume » qalndra relàve an ters suivant : « Qu*est dsTenae votre coutume, à Tousf >•

d*Iiidra> interrompu un sacriâce préparé pour wjl Ces deu passages rapprochés concordent assez bien avec les légendes postérieures ^ d'après lesquelles Indra et les Maruts se sont disputé les offrandes d'Agastya. Mais il faut ajouter que, d'après le vers 4 de l'hymne 1, 170, quand Indra reçoit satisfaction d'Agastya, les Maruts ne lui cèdent pas seulement Toffrande, ils la lui présentent avec le sacrificateur ; ils re* prennent euz-mémes leur rôle ordinaire de sacrificateurs, comme dans l'hymne l, 165 (vers 11). C'est à eux» en ^et» que doit s'appliquer le pluriel ic Qu'ils préparent Tautd, qu'ils allument le feu », et c'est leur union avec Agastyaqui est exprimée par le duel : « Nous allons t'offrir tons deux le sacriâce. d

Le sacrifice d'Agastya est en effet un sacrifice'mytblque, et Agastya lui-même, quoiqu'il passe pour le chef d'une race réelle, X, 60, 6, celle des Mânas, I, 184, 5, cf. 169, 8; 171, 5; 182,8; 189, 8, ou Mânyas, 1, 165, 14 et 15; 177, 5; 184, 4, ainsi appelés de son second nom, Mâna, 1, 117, 11 ^ n'est» comme tant d'autres ancêtres de familles sacerdotales^ qu'un représentant d'Agni ou de Soma. Il figure sous ses deux noms dans l'hymne VII, 33, sous celui de Màna au vers 13, comme étant né, ainsi que Vasish^ha, de la semence de Mitra et de Varuna, sous celui d'Agastya au vers 10, comme apportant aux hommes le même Vasish/ha. On sait que Vasish^ha représente là le feu céleste descendant sur la. terre ^, et on sait aussi que le personnage qui apporte le feu céleste peut, en général, être identifié au feu lui-mâme^

Dans un autre morceau où le caractère mythique d'ilgas* tya n'est pas moins évident^, je crois trouver une raison de l'identifier à Soma plutôt qu'à Agni. Je veux parler du curieux hymne I, 179, où Lopâmudrâ provoque ses caresses (vers 1 et 2) et se plaint de ses refus, rtnlhatah (vers 4)f en des ter-

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