‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 236 sur 417 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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hjrmne. Il se pourrait donc bien qu'an vers Vin, 5, 26, le mot amçu dût être rapporté à Âgastya qui s'y trouverait ainsi appelé « la plante », c^est-à-dire le Soma, au milieu des « vaches», c'est-à-dire des nuées. Quoi qu*il en soit, il n'est pas difficile de deviner ce qu'Agastja, c'est-à-dire Âgni ou Soma, et en tout cas Télément igné sous sa forme céleste, « creuse avec des pelles » (vers 6) en se rendant au désir de Lopâmudrâ : ce sont les puits des nuées dont il fait jaillir les eaux, cf. IV, 50, 3.

Il est maintenant aisé de déterminer la nature des rapports qui ont pu exister entre Âgastja et les Maruts. Les dieux ont en général pour fidèles et pour protégés mythiques des représentants d'Agni ou de Soma\ C'est ainsi quelles Maruts eux-mêmes protègent Kanva^ effrayé, I, 39, 7, cf. 9, et Trita « combattant, VIII, 7, 24, cf. H, 34, 10 et 14; V, 54, 2. Mais ils sont eux-mêmes des sacrificateurs, et Agaàtya a pu être considéré tour à tour comme le prêtre qui les honore et comme le feu ou le Soma de leur sacrifice. C'est en cette dernière qualité qu'il concourt avec eux à un sacrifice célébré en rhonnenr d'Indra, et qu'il est le frère d'Indra, 1, 170, 3, comme les Maruts eux-mêmes, ibid., 2. La colère dont Indra le poursuivait, et dont il poursuivait aussi les Maruts, est également facile à comprendre. Agastya lui refusait l'offrande, c'est-à-dire qu'il se dérobait lui-même, comme il s'est dérobe longtemps aux désirs de Lopâmudrâ. Car, sacrifier aux Marais seuls, et négliger Indra, c'est, pour un représentant du feu oa du Soma céleste, la même chose que se dérober et rester caché dans le monde invisible. C'est faire jouer aux Maruts un rôle analogue à celui des démons et les exposer aux <c coups » 1, 170, 2, d'Indra. Ce dernier point demande des explications qui trouveront leur meilleure place dans l'étude que nous allons consacrer au mythe de la naissance des Maruts.

Les Maruts sont quelquefois représentés comme des dieux enfants, VII, 56, 16 ; X, 78, 6, et il est question de leur naissance dans un grand nombre de passages, V, 57, 5 ; 59, 6» et passim. Nous n'insisterons pas sur la formule vague qui leur donne le simple titre de <x fils du ciel »^, X, 77, 2, cf. I,

1. Voir, en particuUer, plus haut, les protégés d*Indra, p. S9S, et, plus bas, ceux des Açvins, p. 437.

S. Voir plus bas, p. 46S.

3. Voir plus haut, p. S36. Sur Gotama, I, S5, il ; 88, 4 et 5, Toir p. 903.

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