‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 254 sur 417 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. On peut chercher une allusion à la nature mystérieuse de Pûshan dans le premier vers de rhjmne VI, 56 : a Celui qui désigne Pûshan en l'appelant le maùgeor de bouillie, n*indique pas réellement TesseDce du dieu. » Cf. pour ridée exprimée, les vers X, 85, 3 et 16. Cf aussi les passages où te suppliant se défend de vouloir mépriser Pûshan, I, 42, 10; 138, 4.

qui conduit le soleil peut très bien avoir été à Torigine une personnification de Tastre lui-même. Au vers VI, 54, 3, la ce roue )> qui ne sou£fre aucun dommage, la « jante » qui ne chancelle pas, sont attribuées directement à Pûshan. Enfin les fonctions de « gardien du monde * », X, 17, 3, cf. Il, 40, 1, de « surveillant de tous les êtres », III, 62, 9 ; VI, 58, 2, dont on charge aussi Pûshan, ne sauraient être mieux remplies que par un représentant du soleil. Elles sont confiées à Pûshan par Savitri, X, 139, 1, cf. 2 et 3, dieu qui préside au cours du soleil et qui est lui-même identifié, d'une part an soleil S de l'autre à Pûshan, V, 81, 5 \

Mais Pûshan a aussi, comme dieu de Tagriculture, d'autres fonctions dont Texplication devra être plutôt demandée aux phénomènes météorologiques. Avec les gouttes du Soma qu'il a découvert dans sa retraite mystérieuse^, il a « réalisé » un attelage de six bœufs, et « labouré en quelque sorte le champ d'orge avec des bœufs», 1,23, 13-15, c'est-à-dire, en somme, qu'il a fertilisé le champ avec le Soma contenu dans les eaux de la pluie ^. Et en effet, il est dit ailleurs qu'il arrose les champs, X, 26, 3. Le vers VI, 54, 3 parle de sa « cuve* » en même temps que de sa roue. L'aiguillon dont il est armé, VI, 53, 9; 58, 2, cf. 53, 5 ; 6 ; 8, suggérerait naturellement l'idée de réclair, même sans l'épithète go-opaça^ VI, 53, 9, dont le sens bizarre ce qui a pour chevelure les vaches » ne pent s'expliquer que par allusion aux vaches de la nuée, c'està-dire aux eaux dont l'éclair est enveloppé, cf. IX, 71, 1. Les troupeaux que le même aiguillon procure, VI, 53, 9 ', ne peuvent donc être aussi que les eaux du ciel. L'épithète çithira, au vers VI, 58, 2, signifie sans doute que l'aiguillon,

1. Nous avons vu qu^il est aussi appelé le maître des êtres mobiles et immobiles, I, 89, b.

î. Voir III, p. 60.

t. Cf. encore le vers VI, 48, 17, où Pûshan parait être invoqué contre celui qui saisit par le cou « Toiseau-soleil », c'est-à-dire contre le démon qoi dérobe Tastre du jour. Ici, d'ailleurs, si Pûshan joue le r6le d'un dieu solaire, il n'en est pas moins formellement distingué du soleil lui-même. Il en est de même au vers VI, 58, 3, où il est représenté sur des navires qui traverseat la mer (céleste), allant en message auprès (cf. I, 44, 12) du soleil.

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