Voir Oraaamann, s. v
an autre trait commun aux mythes de Soma* et de Pûshan, X, 26, 2*.
Ajoutons maintenant que Soma, comme Pûshan, est le gardien des troupeaux, X, 25, 6, et retrouve les objets perdus, VIII, 68, 6. Le passage où Soma est comparé à Pûshan comme inspirateur de la prière, IX, 88, 3, a été déjà cité. Inversement, Pûshan, que nous avons vu féconder les champs avec les gouttes du Soma céleste, est comparé ailleurs au breuvage divin, quand il arrose la terre, X, 26, 3. Enfin, non seulement Pftshanestappelé lui-même une «richesse», VIII, 31, 11 que dispensent les dieux, I, 23, 8 ; mais, sous le double nom de <( richesse)» et de Pûshan, il est formellement identifié à Soma, au vers 7 de l'hymne IX, 101, et dans un autre hymne à Soma, IX, 81, 4, il reçoit l'épithète consacrée à ce dieu, pavamâna « qui se clarifie '».
Ces derniers passages ne sont cependant pas les meilleurs arguments en faveur de l'identification de Pûshan à Soma» On pourrait les expliquer par une assimilation passagère sans les nombreux traits de ressemblance qu'ofi'rent les deux mythes. Le plus frappant de tous, à mon avis, est l'union de l'un et de l'autre dieu avec Sûryâ. C'est seulement dans le chapitre suivant, consacré aux Açvins, que nous étudierons le mariage de Soma avec Sûryâ, dans lequel les Âçvins jouent le rôle de paranjmphes. Mais nous devons constater dès maintenant que Pûshan joue dans ce mythe le rôle d'un substitut de Soma. La formule du vers VI, 58, 4, d'après laquelle Pûshan a été « donné y> par les dieux à Sûryâ, éveille l'idée d'une naissance plutôt que d'un mariage^. Mais Pûshan est l'amant de sa mère, VI, 55,5: Sûryâ pourrait donc être réponse aussi bien que la mère de Pûshan. Elle ne diffère sans doute pas non plus de la sœur ^ à laquelle Pûshan s'unit