Cf., par exemple, I, 116, 13 et
5. Cf. le Ters IX, 96, 22, où la formule « Soma va vers la sœor de son ami » pourrait s'expliquer par la combinaison des trois idées suiTaoUs : Pûshan, frère de Sûryà ; Soma, amant de Sûryâ; Soma et Pûshan, formant un couple d*amis. (Voii ci-dessous, p. 430]
également, VI, 55, 4 et 5. Les Açvins ont joué dans le mariage de Pûshan avec Sûryâ, I, 184, 3, cf. 181, 9 S comme dans celui de Soma avec la même déesse. Il est d'autant plus naturel de croire que les deux cérémonies n'en font qu'une, qu'elles semblent, en effet, confondues dans rhjmne X, 85, sur le mariage de Sûryà. Au yers 9 de celte hymne, le fiancé reçoit le nom de Soma , et les Açyins ont les fonctions de paranymphes, vara. Au vers 14, rappelant également la participation des Açvins au mariage de Sùryâ, les mots «Pûshan vous a choisis , avrtntVa» doivent sans doute être entendus en ce sens qu'il les a choisis pour remplir les mêmes fonctions^. C'est encore comme époux de Sûryâ que Pûshan joue, ainsi que Soma, un rôle dans les mythes du mariage ^ X, 85, 26 et 37, cf. 40 (cf. aussi IX, 67, 10-12).
Nous avons vu Indra partager son épouse Indrânî, représentant la prière, avec Soma désigné par le nom de Vrishâkapi *. Le vers I, 82, 6 fait peut-être allusion à une relation analogue entre les trois personnages d'Indra, de répouse d'Indra, non autrement désignée, et de Pûshan. Nous verrons, d'ailleurs, que l'une des formes de Sûryâ elle-même est la prière.
Ce texte n*est pas le seul qui établisse une relation entre Pûshan et Indra. Pûshan, « frère » dlndra, VI, 55, 5, est invoqué avec lui dans l'hymne VI, 57, et dans plusieurs passages d'autres hymnes, III, 52, 7; VII, 35, V\ Il est rami, a Tallié » avec lequel Indra frappe les Vritras, VI, 56, 2, et c'est en sa compagnie que celui-ci a fait couler les eaux du ciel, VI, 57, 4. Pûshan doit sans doute à son alliance ordinaire avec Indra les attributs guerriers qu'on lui assigne implicitement en invoquant son aide dans les combats, VI, 48, 19, cf. I, 42, 2-4; 138, 2; VI, 53, 4.
Cette alliance s'explique d'ailleurs naturellement par l'identification de Pûshan à Soma, ou, ce qui revient au même, à un préparateur céleste du Soma. En fait, au
1. C'est peut-être pour cela qu'ils sont, dans d*autres passages encore, rapprochés de lui, 1, 186, 10; II, 31, 4; VIII, 27, 8; X, 35, H. Voir encore, état rhymne X, 17, Tinvocation à Pûshan (vers 3), suivant immédiate m eut U meatioa du mariage de la fille de Tvashtri (p. 318) et |de 1a naissance des Açvins. Cf. enfin Tépithète, d^ailleurs obscure, pûsharyd, donnée aux Açvins, X, 106, 5.
î. Proprement : U les a choisis pour « ses pères», putrah pUarau.
y Cf. plus bas, p. 492 et 493.