‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 268 sur 417 · Cf. plus loin le mythe de Sûryâ · texte numérisé non relu

Cf. plus loin le mythe de Sûryâ

5. Voir Orassmann, s. v. Elle Testa Indra aux vers III, 42, 5; X, 96, 8, et à Indra et VAyu au vers I, 3, 5.

6. Mon interprétation de vâjinU que je maintiendrais naturellement pour la dérivé vùjinîvat^ appliqué une fois aux Açvins, I, 120, iO, une fois à leur char, VII, 69, 1, et partout ailleurs à Taurore^ diffère peu de celle d« M. Grassmann c riche présent », que je précise seulement d*une manière conforme, ce me semble, à Tesprit de la mythologie védique. Dans le cornposé jenyâ'Vasû^ la quantité de Va final du premier terme pourrait s'expliquer par un simple allongement. Toutefois, le rapprochement de vâjini-vasû, do composé de sens plus abstrait çacî-vasû « qui ont pour richesse leur puissance ou leur aide >, 1, 139, 6; VII, 74, 1, de manâvasû et surtout de viçpaid-vasû et sûryâ'Vasû qui seront étudiés plus bas (p. 489), est en faveur de mon interprétation. On verra môme que celui de sûrydvasû peut passer pour décisif, Sùryà étant une fois désignée par le moi jenyâ, ï, 119, 5. Ce mot, qu«l que soit son sens exact (MM. Roth et Grassmann se sont arrêtés à celui de a noble •} est, an masculin, presque exclusivement appliqué à Agui, 1,71*4; 128, 7; 140, 2; 146, 5; II, 18, 2; V, 1,5; X, 4. 8, ou à Soma, IX, 86,36 (X, 61, 24, à Tun ou à Tautre, 1, 130, 6 à un cheval, VI, 41, 4 est obscur);

f qui ont la vache pour richesse d. Citons encore, aux vers 9-11 de Thymne X, 40 aux Açvîns, des spéculations, déjà relevées dans une autre partie de ce livre, sur la mère qai naît en même temps que son fils S et sur le (^ jeune homme qui séjourne dans le sein de la jeune femme ' ».

On sait que la vache, ou plus généralement la femelle mjthiqtte', peut représenter tour à tour ou à la fois l'aurore, la nuée, la parole sacrée. Nous avons déjà constaté Tétroite union des Âçvins avec l'aurore et leur action sur les eaux du cieL II ne sera pas inutile maintenant, de même que nous ayons donné une première indication de leurs rapports avec le fea et le breuvage du sacrifice, de passer en revue celles des formules qui leur sont consacrées où la prière joue un rôle plus ou moins important.

On sait déjà que les prières ont sur les Âçvins une action analogue à celle qu'elles exercent sur Indra : elles les fortifient*. L'idée que les prêtres ébranlent, VIII, 9, 9; 42, 4, les Açvins, les mettent en mouvement avec leurs prières, amène l'assimilation de ces prières à des chars ou à des chevaux qui les traînent ainsi qu'Indra ^ G*est* ainsi que nous avons interprété ^ la fabrication d'un char pour les Açvins parles trois i?ibhus, I, 20, 3; 161, 3 et 6; X, 39, 12. Dans un autre ordre d'idées, l'hymne est comparé à une jeune femme, et les Âçvins à deux jeunes hommes qui reçoivent ses caresses, VIII, 35, 5. Le vers X, 39, 14, où les fidèles, en donnant l'hymne aux Açvins comme une épouse à un homme, implorent d'eux un descendant qui soit « comme leur propre fils », rappelle

an féminin, il désigne, outre Sûryà, la vache mythique, III, 31, 11; au neutre enÛQ, et combiné aTëc le sabstantif va^ii, richesse, il désigne encore certainement, au vers YIII, 90, 6, Agni ou Soma, et peut-être, au vers II, 5, 1, la tache céleste.

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