‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 270 sur 417 · Plot haut, p · texte numérisé non relu

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Tu sage hindou d'après lequel un père sans enfants mâles livrait sa fille à un hommei à la condition que Tenfant qui naîtrait de cette union appartiendrait à son aïeul et lui tiendrait lieu de fils ^ Le fils dont il s'agit n*est peut-être d*ailleurs que le fruit quelconque de la prière.

Mais les Açvins ne se bornent pas à accueillir les hymnes de louange, ce que les poètes expriment dans leur langage en disant qu'ils s'unissent à eux ou qu'ils les prennent pour véhicules ou pour montures : ce sont eux aussi qui les inspirent» VIII, 5, 35 ; 75, 2. Ces chauts, que nous avons vus assimilés à des armes, ce sont eux qui les aiguisent comme une hache, II, 39, 7. Ces prières, souvent comparées à des vêtements, ce sont eux qui les tendent sur le métier comme des ouvriers, X, 106, 1. La prière, en effet, a une origine céleste. Celle qui est adressée aux Açvins, IV, 43, 1 ; VI, 63, 3, qui va vers eux comme un messager, V, 43, 8, et à laquelle on assimile le bruit de la pierre à presser, 1, 118,3;III, 58, 3; VII, 68, 4, est appelée la prière antique, VII, 73, 1, et ce terme, en rappelant les ancêtres de la race, rappelle aussi que ces ancêtres ont reçu du ciel la prière, comme les autres éléments du sacrifice, le feu et le Soma. Or la parole sacrée, quoique descendue sur la terre, n'en subsiste pas moins dans le ciel, comme le Soma et le feu, et, de même que les autres formes de la femelle céleste, elle y est dans un rapport étroit avec les Açvins. Ainsi des épithètes déjà relevées vàjinivasûf jenyà'Vasù, et de celles que nous retrouverons plus loin, 9Ûryd'Va8Ûf viçpalà'Vasù, il faut rapprocher celle de mand-i;(wii a qui ont pour richesse la piété, la prière »,V, 74, 1 : la piété, manâ, paraît bien jouer dans cette expression le même rôle que jouent dans les autres la vache, vâjini, jenyâ, les personnages de Viçpalâ et de Sûryà *. D'ailleurs la prière, sous le nom de vântct, est formellement placée sur le char des Açvins ^, V, 75, 4. Le couple divin s'avance, sur son char avec la prière « brillante », VIII, 26,19.

1. Ailleurâ,c*est le prêtre lui-même qui, revêtu ea quelque sorte de ses sacrifices, est comparé à une femme parée de ses ornements, VIII, S6, 13. La mouche qui leur apporte la liqueur (le miel) au vers X, 40, 6, et qui est comparée à une femme allant au readez-vous, est encore soit le prêtre, soit It feu du sacrifice. Enfin le sacrificateur qui retient les Açvins dans sa demeure est comparé à une femme veuve qui reçoit chez elle son beau-frère, X, 40, Si appelé à remplacer son mari mort.

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