‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 271 sur 417 · Gommé SùryA. (Voir p · texte numérisé non relu

Gommé SùryA. (Voir p

Ce dernier trait rappelle rassimilation de la parole sacrée à l'aurore, et peut fournir Texplicatioû des vers VIII, 9, 16 et 17. On lit dans le premier : « Je me suis éveillé en même temps que la voix divine des Âçvins; la déesse a découvert (fait apparaître au grand jour) la prière, elle a découvert ses dons aux mortels. » Le second renferme cette invocation : « Eveille les Açvins, ô Aurore ! » La voix divine des Açvins paraît bien ici n'être autre que l'aurore elle-même *. Cette interprétation semble confirmée par le rapprochement du chant des Açvins* et de la lumière au vers I, 92, 17. Sans doute, la lumière se fait aussi dans le ciel à la suite des ténèbres de Torage, et c'est seulement dans Tordre des phénomènes météorologiques 9 dans le bruit de la foudre et des vents, qu'on peut trouver un fondement naturaliste au mythe de la prière céleste. Mais nous savons que ce mythe, en se confondant avec le mythe plus général de la femelle, s'est développé et en quelque sorte trifurqué, selon le principe qui domine toute la mythologie védique^; de là l'identification de la parole sacrée avec l'aurore. Toutefois, dans le dernier passage cité, le chant des Açvins pourrait être aussi la voix du tonnerre. Cette seconde interprétation paraît convenir au vers I, 181, 8, où il est question du nuage : « Pour vous, le chant ^ de la clarté brillante (de l'éclair) s'enfle (commo une vache) dans la demeure au triple barhis ^ : pour vous, ô mâles, le nuage qui arrose s'est gonflé, répandant ses dons pour l'homme comme le lait^ de la vache. » Il peut y avoir dans cette expression « la demeure au triple barhis », comme dans celle du vers précédent « le chant qui

Page 1